M. Féré, Pathologie des émotions, 1892, p
• 2 - Esquirol, ouv. cité, t. 1, p. 475.
TRAITEMENT
là, il est nécessaire de connaître ses malades. Il vaut mieux pour ces derniers être en petit nombre, dans un établissement modeste et d’aspect peu confortable, mais entre les mains d’un médecin qui les soigne en père de famille, que dans des établissements luxueux, encombrés et où la discipline est trop sévère.
On a aussi essayé de changer le cours des idées par des procédés de force, quelque peu brutaux. Leuret i , rétablissant la torture, demandait à ses délirants, maintenus sous la douche, s’ils persistaient à entendre des voix. Ce procédé, qui doit être condamné à cause de son caractère inhumain, était détestable comme moyen thérapeutique et ne provoquait le plus souvent que la dissimulation. Il appartient en somme à la méthode sentimentale, puisqu’il agissait par la crainte.
On a cité de nombreux faits d’amélioration amenée par des émotions 2 . Le cas d’Erasistrate, guérissant le fils de Séleucus en déterminant ce dernier à sacrifier à son fils son amour pour Stratonice, est très connu.
L’amour satisfait a bien souvent guéri les mélancoliques ; c’est même la seule passion que l’on puisse employer sans trop de dangers en thérapeutique; encore les risques ne sont-ils pas nuis. Les effets de toutes les autres sont incertains et même dange-