‹ La mélancolieChapitre 137 sur 153 · Férë, Pathologie des émotions, 1892, p · texte numérisé non relu

Férë, Pathologie des émotions, 1892, p

TRAITEMENT

L'hydrothérapie doit être employée avec prudence et seulement chez les malades capables de réagir. Les cures d’eau froide doivent toujours être courtes. Les sujets les plus fatigués se trouveront mieux de la douche écossaise. Les bains chauds dilatent le système vasculaire périphérique, augmentent l’urée et diminuent l’acide urique. Courts, ils sont toniques et excitants, prolongés durant deux à trois heures, ils sont sédatifs. Dans ce cas on se trouvera bien de les donner le soir pour assurer une bonne nuit. Les médecins qui emploient systématiquement le séjour au lit ont remarqué que ce traitement remplaçait les bains prolongés.

Révulsifs. — On a souvent employé les révulsifs, les vésicatoires, l’urtication, les sétons à la nuque. Chez les mélancoliques anxieux, Kovalevsky 1 a employé avec succès de petits vésicatoires à la nuque.

On a aussi fait usage des pointes de feu sur la colonne vertébrale, des sinapisations étendues, ou encore des pulvérisations de chlorure de méthyle, de la flagellation aux orties, etc. Jadis on essayait de rappeler les maladies de peau.

Le massage a été conseillé par John Mittchel de New-York dans les états neurasthéniques; on pourrait en user dans les stupeurs avec catatonie. On donne aussi du fer, surtout des proto-sels (pro-

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