‹ La mélancolieChapitre 140 sur 153 · Magnan, Leçons cliniq., ouv. cité, p · texte numérisé non relu

Magnan, Leçons cliniq., ouv. cité, p

tout d’abord employé en Belgique par Guislain l , puis en France par Falret père 2 3 et plus récemment par MM. Belle et Lemoine s . Mais ce traitement n’a jusqu’à ces derniers temps, où il a été appliqué par M. Magnan, jamais été employé chez nous, d’une façon systématique 4 .

Préconisé en Allemagne il y a trente ans environ par Ludwig Meyer, appliqué par Neisser à l’asile de Leubus d’une façon un peu exclusive, par Schüle, par Krafft-Ebing, introduit dans un certain nombre d’asiles russes, ce traitement s’applique principalement : l°à des malades agités, si violents qu’ils soient, dans la phase aiguë ou chronique de leur affection, ce qui permet de rendre inutiles les cellules ; 2° à des aliénés présentant de la confusion mentale, de la stupeur, de la dépression très accentuée; 3° à des malades épuisés, fatigués, gâteux; et 4° à tous les aliénés atteints d’une affection somatique quelconque.

Les mélancoliques, qui appartiennent souvent au point de vue symptomatique à l’une ou à l’autre de ces catégories, peuvent donc dans bien des cas être soumis avec profit à ce traitement.

En partant de ce principe que tout mélancolique est, dès le début de son affection, un homme fatigué

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