PHÉNOMÈNES
concomitants ou consécutifs.
•22 déc. 1889.
2 gr.
10 janv. 1890.
Somnolente pendant toute Ajournée du 11.
Enfin, nous avons employé avec succès le même médicament chez une autre malade, atteinte de délire mélancolique avec préoccupations hypocon-
MELAXCOLIE. 23
driaques. Un ou deux grammes suffisaient largement pour assurer à la malade huit heures de sommeil.
Parmi les autres hypnotiques pharmaceutiques nous citerons le camphre (S à lo centig.), la paraldéhyde (1 à 4 gr.) l’eau de laurier-cerise (10 à 20 gr. dans du lait, Baillarger), la chloralamide (1 à 3 gr.) et le sulfate de duboisine (Nacke).
Mais de tous les traitements, celui qui paraît réussir le mieux pour combattre 1-insomnie, ce sont les bains tièdes prolongés pendant une ou deux heures, et donnés avec surveillance. La température du bain varie entre 30° et 32° centigrades. En ayant soin de mettre autour du front des compresses froides, M. Bail 1 conseillait, dans la mélancolie avec stupeur, des bains de moutarde. Si la circulation cérébrale semble mal se faire, on emploiera les bains de pieds, -de mains, les compresses froides, les sangsues derrière la tête.
L’iodure de sodium calmerait l’angoisse précordiale à cause de ses effets vaso-dilatateurs sur la circulation périphérique.
Le ralentissement des mouvements respiratoires et cardiaques, tout en étant la conséquence de l’état psychique, mériterait des soins spéciaux. D’après Tigges 2 , de Vatleville 3 , Engelskjon ■*, l’électrisation
1. B. Bail, Leçons sur les maladies mentales, 2 e édit., 1890, p. 274.