‹ La mélancolieChapitre 19 sur 153 · Lange, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Lange, ouvr. cité, p

2. Binet et Courtier, Année psychologique, 1897, p. 54.3 et 546.

à une autre cause? La première hypothèse semble contredite par ce fait, observé par MM. Binet et Courtier *, que toutes les émotions courtes, gaies ou tristes, contractent le pouls capillaire, ainsi que le travail cérébral, ainsi que toute excitation nerveuse, d’origine externe ou interne?

Parmi les autres phénomènes organiques élémentaires sous-jacènts à la tristesse, on a surtout étudié les modifications circulatoires et respiratoires, mais surtout les premiers.-

M. M. de Fleury 1 2 admet que la condition la plus constante de la tristesse est l’hypotension artétielle. « Chez les névropathes neurasthéniques dont les observations médicales servent de base à cette étude, dit-il, les pressions de 43 à 16 centimètres de mercure correspondent généralement à l’équilibre indifférent des facultés mentales. Au-dessous c’est la zone de la fatigue; au-dessus, c’est le territoire de l’excitation cérébrale. » D’après MM. Binet et Vaschide 3 , la pression du sang s’élèverait dans toute émotion courte, gaie ou triste, comme dans tout travail intellectuel et généralement dans toute excitation nerveuse.

Le pouls et la respiration se ralentissent dans la

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