Binet et Vaschide, Année psychologique, 1899, p. 162 et
SYMPTOMATOLOGIE
tristesse, ainsi que tous les observateurs l’ont constaté.
Dans ces derniers temps M. G. Dumas, qui avait, dans un travail antérieur, essayé de rattacher les états mélancoliques à diverses conditions somatiques S a poursuivi ses recherches 1 2 . Il admet plusieurs groupes de tristesses : un avec hypotension artérielle, ralentissement du cœur et de la respiration et diminution de l’activité cérébrale; un autre avec hypertension, provoquée, selon la loi de Marey, par la vaso-constriction périphérique, même ralentissement du pouls et de la respiration, et même diminution de l’activité cérébrale (dans ce dernier cas l’hypertension, due à la vaso-constriction, serait, suivant l’hypothèse de Meynert, la conséquence de l’hypo-activité cérébrale) ; enfin un troisième groupe de tristesses actives se caractériserait par l’hypertension artérielle relative, accélération du pouls et de la respiration, et activité cérébrale.
Il suit de là que la tension artérielle ne peut servir à caractériser la tristesse, puisqu’elle est tantôt exagérée et tantôt diminuée. La vaso-constriction non plus, puisqu’il est, d’après M. Dumas lui-même, des joies avec vaso-constriction. Seuls, le
1. G. Dumas, Les états intellectuels dans la mélancolie, th. de Paris, 1894.