‹ La mélancolieChapitre 46 sur 153 · Cotard, Du délire des négations, Arch. de neurol · texte numérisé non relu

Cotard, Du délire des négations, Arch. de neurol

t. IV, p. 158, 282.

négations. Marcé 1 avait observé des mélancoliques hypocondriaques, qui croyaient que leur corps était décomposé et exhalait une mauvaise odeur, qu’ils n’avaient plus de bras, de jambes, et enfin qu’ils étaient morts. Cotard a étudié ces faits et a observé que, chez les mélancoliques anxieux anciens, il se développait un ensemble de symptômes qui imprimaient une marche chronique et incurable à la maladie. Nous étudierons ce délire plus loin dans le chapitre des variétés cliniques.

L’aboutissant de toutes ces idées délirantes de nature pénible est Vidée de suicide, qui, par les actes qu’elle pousse à commettre, est d’une importance capitale. La pathogénie de ces idées de suicide est des plus variées. Le désespoir, le remords, et surtout le désir d’être débarrassé des souffrances morales sont les causes psychologiques apparentes les plus habituelles du suicide. Parfois ce sont les hallucinations qui entretiennent ou provoquent brusquement ces idées morbides. D’autres fois c’est l’angoisse, cette douleur morale paroxystique, qui fait naître soudainement l’idée de suicide, comme elle provoque des raptus. Mais en général les idées de suicide ont une marche ainsi qu’un début lents. On a remarqué que souvent les idées de suicide revenaient avec plus de force au lever du jour; estce parce que les mélancoliques dorment mal et se

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