‹ La mélancolieChapitre 67 sur 153 · VARIATION · texte numérisé non relu

VARIATION

arithmétique.

la moyenne.

I Dépression.

I Excitation.

! État normal..

Pour obtenir les moyennes arithmétiques et les variations, on a dû éliminer, comme très éloignés, quelques chiffres (60 pour l’état normal; 70 et deux 80 pour la dépression; 240 et deux 30 pour l’excitation). Les O, c’est-à-dire les réactions dans lesquelles la malade n’avait pas répondu au faux signal, ainsi qu’il avait été convenu, n’ont pas été comptés dans les moyennes. Il y en a eu 7 dans l’état normal, 40 dans l’état d’excitation et 19 dans l’état dépressif.

On remarquera que les temps moyens sont un

peu plus longs que la moyenne générale (20 environ). Les chiffres obtenus montrent en outre la diminution de l’attention dans les 3 états et plus encore dans les périodes d’état normal et de dépression. Les variations moyennes présentées par la malade sont en rapport avec les oscillations de l’attention ; et ces dernières sont très grandes en dépression. Dans cet état, la malade semblait se fatiguer de temps à autre et donnait alors des réactions très ralenties. Si on écartait ces temps de distraction, on se rendrait compte que la moyenne arithmétique est courte et les variations peu grandes.

D’autre part, les réactions mauvaises ont été plus nombreuses en excitation (15) que dans l’état normal (11), et très rares en dépression (3). Les mauvaises réactions étaient relativement courtes. Les trois de la dépression étaient de 23, 26' et. 70 (par conséquent la valeur médiane (Scripture) 1 était de 26); celles de l’état normal avaient une valeur médiane de 24 et celles de l’excitation de 20.

La malade se prêtait bien aux expériences et mettait ce faisant beaucoup d’amour-propre, surtout en excitation. Dès qu’elle avait une fausse réaction elle semblait se réveiller d’un engourdissement passager. C’est ainsi qu’après cette énorme réaction de 240 elle s’est frotté les yeux en disant : « Oh ! j’avais oublié, je croyais qu’il ne fallait pas serrer. »

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