Sanson, L’hérédité normale et pathologique, 1893, p
2. Weissmann, Essai sur l'hérédité, trad. H. de Varigny, 1892. — Wallace, Le darwinisme, trâd. H. de Varigny (Bibliothèque évolutionniste).
ÉTIOLOGIE
transformé. Le père léguant son cancer' à son fils, c’est le premier cas; l’épileptique engendrant un aliéné, c’est le second. Or en pathologie et surtout en pathologie mentale, l’hérédité similaire est peu commune.
La mélancolie par exemple se transmet rarement en nature ; et il est relativement peu fréquent de la rencontrer chez les ascendants et les descendants des lypémaniaques. Il n’apparaît pas que les descendants de mélancoliques qui deviennent euxmêmes aliénés soient plus souvent atteints de lypémanie que d’une autre variété d’aliénation mentale.
Toutefois la transmission héréditaire des impulsions au suicide, qui est bien souvent une variété de la mélancolie, a frappé les observateurs depuis Gail jusqu’à nos contemporains b Certaines familles ont été ravagées, au sens exact du mot, par le suicide, qui a pu causer jusqu’à six décès en cinquante ans dans une famille (Le Roy 1 2 ). L’observation de Maccabruni 3 est aussi très instructive à cet égard. On a remarqué que dans les suicides familiaux, les
1. Esquirol, ouvr. cité, I, p. 580 et suiv. — P. Falret, De l'hypochondrie et du suicide, p. 5 et suiv. — Moreau (de Tours), Psychologie morbide , 1859, p.170 et suiv.— Cazauvieilh, Du suicide, de l'aliénation mentale et du crime contre les personnes, 1840. —Marc, De la folie considérée dans ses rapports avec les questions médico-judiciaires, 1840, t. II, p. 420 et suiv.
2. Le Roy, Étude sur le suicide et les maladies mentales dans le département de Seine-et-Oïse, 1870, p. 199.