Schüle, Klinische Psychiatrie, 1886, p
ment entre lés sensations et les perceptions; celleslà seront défigurées, étranges. Enfin, l’ensemble de ces mauvaises représentations mentales influera sur l’état psychique général en créant de la douleur morale.
D’après une autre théorie développée par Krafft- Ebing 1 , le ralentissement des fonctions psychiques serait secondaire à la douleur morale. La mélancolie serait une névralgie centrale en tout semblable à une névralgie périphérique. Cette névralgie cérébrale aurait pour conséquence de ralentir toutes les fonctions intellectuelles, sensitives et motrices de cet organe. Il est inutile de faire remarquer combien toutes ces conceptions pathogéniques sont métaphysiques; on ne peut voir là que des explications purement verbales. L’observation directe ne prouve qu’une chose, c’est que la douleur morale et le ralentissement des fonctions sont intimement liés entre eux et influent réciproquement l’un sur l’autre.
Nous avons vu d’autre part que le domaine de la mélancolie considérée, comme une entité morbide, tend à se réduire de plus en plus. On ne pose plus aujourd’hui le diagnostic de mélancolie parce qu’on a constaté chez le malade une idée de culpabilité, de damnation ou de ruine; Chacune de ces idées, considérées autrefois comme un symptôme