Mabille et Lallemant, La folie diathésique
2. Ed. Toulouse, Délire infectieux de la période post-puerpérale, Tribune médicale, 1893, p. 686.
sale, frissons, arrêt on fétidité des lochies) qui indiquent une infection plus ou moins intense et surtout j plus ou moins objectivable. Or ces états psychopathi- I ques sont souvent des confusions mentales avec arrêt | psychique comparables par leur aspect à ce qu’on observe après des maladies infectieuses, après la fièvre typhoïde par exemple. On pourrait encore joindre à ce chapitre d’autres maladies, telles que les angines, la pneumonie, la pleurésie et bien d’autres encore, qui sont des états infectieux; d’autant qu’ils se manifestent par des désordres psychiques qui rappellent ce que l’on voit dans d’autres infections.
b. Maladies générales. —- Nous entendons par là surtout les maladies diathésiques, la scrofule et l’arthritisme (Bouchard), en y joignant l’herpétisme (Lancereaux), c’est-à-dire en somme des états qui se caractérisent par des troubles de la nutrition retardante.
La gravelle biliaire ou rénale est souvent constatée chez les aliénés. Les calculs biliaires notamment seraient fréquents chez les femmes mélancoliques 1 . Mais est-ce là la cause de la mélancolie ou simplement un des symptômes du trouble général qui, psychiquement, se traduit par la lypémanie? Cette dernière hypothèse paraît la plus vraisemblable.
Les goutteux sont sujets, ainsi que les rhuma-