Snell, Arch. de neurot., 1894, t. XXVII, p
ÉTIOLOGIE 307
lisants, à deux sortes de troubles mentaux. Les uns sont liés aux accès aigus et sont probablement sous la dépendance de l’empoisonnement du sang par l’acide urique ; parfois il y a alternance entre les troubles psychiques et les lésions articulaires 1 . Mais c’est surtout après les accès, dans la convalescence de ces périodes aiguës anémiantes, que se montrent les états dépressifs avec délires mélancoliques. k Un de leurs caractères c’est qu’ils peuvent disparaître momentanément à l’occasion du retour d’un accès, qui, par la stimulation imprimée à tout l’organisme et notamment au cerveau, fait disparaître ou masque la dépression psychique.
Les diabétiques tombent souvent dans des états de torpeur intellectuelle, qui tantôt rappelle la paralysie générale, laquelle d'ailleurs a été signalée au cours du diabète (Marchai de Calvi), et tantôt évoque l’idée d’une mélancolie. Il y a arrêt psychique, effacement des images mentales et aboulie. Ces troubles psychiques paraissent en rapport avec la dénutrition profonde qui survient à la longue chez les diabétiques. Dans d’autres cas, il y a un état plus franchement mélancolique. Les idées de suicide seraient môme fréquentes d’après Legrand du Saulle 2 .
1. Guislain, Leçons orales..., 1.1, p. 430. — Mabille et Lallemant, ouvr. cité, p. 108 et 109.