‹ La mélancolieChapitre 99 sur 153 · Legrand du Saulle, Gaz. des hôpit., 1817, p · texte numérisé non relu

Legrand du Saulle, Gaz. des hôpit., 1817, p

L’obésité a été peu étudiée comme facteur d’états mélancoliques. MM. Mabille et Lallemant 1 ont publié l’observation d’un malade qui, affecté d’une variété de folie circulaire, maigrissait dans la période d’agitation et engraissait beaucoup au contraire dans la période mélancolique, laquelle se traduisait encore par de l’hyperazoturie.

La scrofule se rapproche beaucoup, d’après Bouchard, de l’arthritisme. Ce qui frappe le plus souvent chez les scrofuleux, c’est la paresse cérébrale. 11 est assez fréquent d’observer chez eux des états de dépression mélancolique; mais dans quelle proportion? il est difficile de le dire.

Dermatoses. — Les maladies de la peau indiquent des troubles de la nutrition ; à ce point de vue elles sont bien des maladies générales. Il y a longtemps qu’Esquirol 2 attribuait au « vice psorique » un rôle important dans l’étiologie de la folie et que Guislain 3 avait observé les faits d’alternance de la folie avec « des affections dartreuses ». Ce sont là aujourd’hui des faits bien connus, et il n’est pas rare d’observer des états mélancoliques qui se développent en même temps que les dermatoses ou leur succèdent et parfois même paraissent les remplacer.

Le cancer , qu’on cherche à transformer en une maladie contagieuse, évoluerait surtout sur des ter-

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