‹ La mêlée symboliste (volume 2)Chapitre 34 sur 38 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

A suivre Anatole Baju et Léon Deschamps, nous nous sommes écarté un peu des limites tracées à cette étude où nous n'avions d'autre but que de marquer une étape du lyrisme français de 1870 à 1890. Il faut nous restreindre à ce cadre. Cette date choisie de 1890 n'est pas arbitraire. Elle ouvre l'ère d'une réaction de discipline classique. Il souffle une brise nouvelle. L'École romane se fonde. Fernand Gregh prépare l'Himianisme. Charles Morice médite l'École française et M. Henri de Régnier luimême va préconiser le retour à la tradition. Dans l'intervalle, le Symbolisme a conquis ses lettres de naturahsation. En 1890 il n'a pas donné tous ses fruits, mais tous ses poètes de premier plan se sont manifestés. A ce moment son organe officiel, le Mercure de France, se fonde et le Symbolisme prend possession de la scène avec Paul Fort, qui crée le Théâtre d'Art. Les poètes de cette école ont chacun leur conception particulière du Symbolisme et il y a, chez eux, cette diversité que l'on retrouve chez les poètes de toutes les écoles.

Page 1