F F DC D F FG F F" F
b l7a GF EF G F
A ■ li-as 0 • ves ha - be - 0 quae non sunt ex hoc o - vi-li; etc.
Les antiphonaires modernes, sauf Trêves et Lambillotte, ont l'antienne dénaturée en Ville. Voir p. 19g.
"FGaF ËFD ED'CDFEE CD FGGFFj
Vo-bis da-tum est nos -se my-ste - ri - um re-gni De - i, etc., p. 96. Cf. Aur. Reom., p. so.
HYPOLYDIEN RELÂCHÉ (Trit. plag., vie mode).
Thème 41.
"F F ËFÊDC" FF FGGGFF GGa FF|
Pro e - 0 qiiod non 0 - be - di - sti ver-ba me - a,
F F FaFâG GabaGFFGF] e - ris ta - cens et non po-te - ris lo-qui,
Ga F F F EFDDC FGabGa GFF|| us - que in di - em na-ti-vi-ta - tis e - jus.
De s. Joh. Bapt. in Evang. B. R. Brux., ras. 6436. N'existe plus dans l'office.
F F EFDDC F G a GF G GaG F F Fa baG G
a GF F
/ - ste est
qui pro le -ge De- i
ti se tra-di - dit,
FE F G a GaG F F |
non du -bi- ta -vit mo-ri :
F G a GF G GaG F ËF F |
ab i - ni-quis in - ter - fe-ctus est :
G a FË DFC GF G GaG F F
in ae-ter - num
vit cum Chri-sto :
Fal?aG G b t'a GF F
G GF G GaG F F
A - gnum se-cu - tus est, et ac - ce - pit pal-mam.
{De S. Vincentio in Evang.). B. R. Brux., ms. 155. N'existe plus dans l'office.
FCDFFGFFFGaa aâca a GFGaGF FGGF | Pu-er Je -sus pro-fi-ci - e - bat ae-ta-te et sa-pi-en - ti - a etc., p. 138.
Cf. Aur. Reom., p. 50.
Variante, O quant gloriosiim (EFDC F G F), commençant par l'appoggiature inférieure de la fondamentale. Cette inflexion mélodique, que je trouve dans tous mes antiphonaires du moyen âge, a disparu des recueils actuels, à de rares vestiges près. Thème réservé à un petit groupe de cantilènes développées, empreintes d'une majestueuse douceur.
'fc
liaiZHi
qtiam glo -ri - 0 - sum est re - gnum
in quo cum Chri-sto gau-dent o-mnes san - cti !
a - mi-cti stolis al - bis se - quun-tur A - gnum quo-cumque i-e-rit.
De plur. Mart. in Evang. Aur. Reom, p. 50.
-^ " EFD DC DÇ
O qiiain
F G G a GF" G Ga F F 1
me - tu - en-dus est lo - eus i - ste : etc., p. 117.
HYPOLYDIEN RELACHE (Trit. plag., vi» mode)
*"EFDDC F F F G G F Ga GF F" |
O ad -vii-ra - bi - le com-mer - ci - um : etc.
De Oct. Nat. Dni ad Laud. B. R. Brux., mss. i55i 6-)26, etc.
* " EFD DC FFGG"GF GGaFFl
Qtiae inu-U - er ha-bens drachmas de-cem etc.
Dom. III post Pent. in Evattg. Cf. Aur. Reom., p. 50- Trêves a conservé l'appoggiature.
Il nous reste à produire ici une antienne hybride de la 2^ époque, spécimen curieux de mélopée lydio-iastienne. Réginon l'adjuge au VP mode et à sa psalmodie, avec l'observation : finitur VHP tono. Étrangère à l'office romain de nos jours, cette cantilène se trouve dans l'antiphonaire de Trêves, partiellement altérée, c'est-à-dire adaptée d'un bout à l'autre au parcours ordinaire du VHP mode, et pourvue de sa psalmodie. Le dessin initial de la version récente correspond parfaitement aux neumes du tonariiis, mais sa hauteur est incompatible avec le classement de Réginon. Tout ce début est noté une quinte au-dessus de Vambitus du VP mode. Pour retrouver la mélodie entière de l'époque carlovingienne, il suffit de lire en clef de fa le premier membre de l'antienne notée, à l'exception de la dernière syllabe du mot dicens. Voici la cantilène du IX* siècle restaurée et combinée avec son intonation psalmodique^
Cae-li a - per-ti siint su-per e-um,
et fa-cta
est vox de cae-lo di
- cens :
'^ wF ^
■ Il
Hic est fi - li - us me-us di - le -
ctus, in
quo mi-hi com-pla-cu
- ■ '■ ■ ■'-■'^ ■ mmt m
■js
Ma-gni-fi-cat... et nunc et sem-per, et in sae-cu-la sae-cu-lo-rum. A-men.
Cae-li a - per-ti sunt etc.
De Oct. Theoph. in Evang. De même dans mon antiphonaire du XlIIe siècle. D'autres recueils du moyen âge ont le début à la quinte aiguë et la terminaison en Ve mode.
L'idée du changement de mode et de l'élévation soudaine du diapason, au début du second membre de la période, a été sans doute suggérée au mélographe par l'intervention de la voix céleste, et l'on ne peut nier que la double métabole ne soit du plus bel effet.
I Nous voyons encore là une application de l'ancienne règle qui subordonnait le mode de la psalmodie au début de l'antienne et non pas à sa terminaison (p. 119).
370 HYPOLYDIEN NORMAL (Trit. auth., ve mode).
Section II. — Chants de Vhypolydien normal.
§ ig8. En ce qui concerne l'usage pratique de cette variété modale et l'impression produite par sa mélopée, il ne nous est resté aucun texte antique. Nous sommes obligés de descendre au XP siècle de notre ère avant de trouver quelque indication de ce genre. Guy d'Arezzo, définissant le V^ mode ecclésiastique, dit qu'il est assigné à l'homme des champs [troporum quinUis, tritus agricolae dicUis^). On remarquera en effet que les instruments rustiques de l'espèce la plus simple (par exemple le cor des Alpes) font entendre naturellement la quinte tritoniée (fa sol la si tj ut), comme sons 8 à 12 de l'échelle acoustique^
A un autre endroit du même traité le grand musiciste assigne au V^ mode un caractère actif : per tritum [aiithenhim] actio uniuscîijusque exprimitur. Les textes adaptés aux anciennes mélodies de cette catégorie sont en parfait accord avec l'esthétique guidonienne. Ils consistent le plus souvent en exclamations, menaces, cris de joie, apostrophes rudes et impétueuses ^ Mais on sait qu'au cours des siècles la quinte hypolydienne dépouilla sa dureté antique, et se modernisa peu à peu par l'envahissement lent et continu du sib. Avant la fin du moyen âge l'échelle du majeur européen, usitée depuis des siècles sous sa forme oblique ou plagale (p. 96), était constituée mélodiquement dans son parcours direct : de la fondamentale à son octave aiguë, et vice-versa.
1 De mod. form.y p. 97.
2 De là cette succession d'intervalles aura passé aux autres instruments champêtres, cornemuses et pipeaux, ainsi qu'aux refrains et chansons agrestes. Ce que je puis affirmer, c'est qu'à l'époque de mon séjour à Rome (1850-51), les pifferari des Abruzzes fixaient mon attention par leur persistance à faire entendre une échelle majeure dont le 4e degré ascendant faisait un triton avec le fondamental.
3 Vox clamanlis, Eue Dominus veniet, ExsuUet spiritiis meus, Laetamini cum Jérusalem, ExstiUabunt omnia ligna silvarum, etc. L'épithète courante du Y" mode depuis la Renaissance est laetus. D'Ortigue, Dict. de plain-chant à l'art. Mode. — « Il se prête à « exprimer les grandes joies.... Les textes qui marquent la victoire et le triomphe lui « sont propres..., ses progressions sont vives et éclatantes, » etc. Poisson, Traité du piain-chant, p. 299.
HYPOLYDIEN NORMAL (Trit. auth., ve mode). 371
'^-■■— ,■ ^ ■^— ■ ■■^— ji"^— ^j-^-l
O sa - crtiin con - vi - vi - um in qiio Cltri-stus su - mi - ttir!
In festo Corporis ChrisH (office composé au XlIIo siècle).
Ein fes - te Btirg ist un - ser Gott, ein gu - te Wehr und Waf - fen.
Choral de Luther.
Il ne restait plus qu'à découvrir l'harmonisation rationnelle de l'échelle-type de la musique moderne. La recherche se prolongea jusqu'en plein XVIP siècle.
§ igg. Nous n'avons pas à revenir ici sur ce qui a été dit plus haut au sujet de l'étendue des cantilènes du V* mode latin (pp. 94-95). Les antiennes n'ont pas d'autres notes initiales que les sons de la triade lydienne : F (th. 43), a (th. 42), c (th. 44).
§ 200. Quant aux formules terminatives de la psalmodie, nous en relevons trois dans les exemples de la Commémoration .
L Finale sur la médiante (a). C'est la principale et, selon toute apparence, la plus ancienne; de nos jours on n'en connaît guère d'autre.
Fac ccdctfcall
Glo-ri-a sae-cii -lo -rum. A-men.
Antienne : Solvite templum hoc, th. 42.2
IL Terminaison pleine sur la fondamentale lydienne (F). Elle s'emploie pour les cantiques de l'Evangile.
Fac ccdciîclccdc caF||
Glo-ri-a et ntinc et semper.... sae-cu-lo -rum. A-men.
Antiennes : Vox clamantis (ci-dessus p. 117) et Paganorum.
C C de t} ca GF Variante : sae-cu-lo -rum, A-men. 3
1 Aurélien, qui paraît avoir une lacune à cet endroit (p. 49), ne cite qu'une seule antienne : Vestri capilli capitis, et ne mentionne pas de variétés. — Réginon distingue trois divisions, y compris la principale; les neumes des formules manquent totalement ou sont douteux. — Guy produit trois terminaisons.
2 Comm., p. 224. C'est la i^e classe de Guy; la 3e finit également sur a (c C d C a Ga).
3 Guy n'a pas de terminaison sur F. En revanche il en a une sur c, correspondant à sa 2e classe d'antiennes (c C d tj c ac).
372 HYPOLYDIEN NORMAL (Trit. auth., v^ mode).
m. Terminaison suspensive sur le 2* degré ascendant de l'octave hypolydienne (G). Je ne l'ai rencontrée que dans la psalmodie simple de la Commemoratio, peut-être transmise inexactement par Gerbert (p. 217) :
Fac cccc de cl:||t{ tfaccc cccccdcil caG|| U-tinain dirigantur vi-ae me-ae : ad custodi-endas justi-fi-ca-ti-o - lies tu-as. Ps. ii8.
§ 201. Les 23 antiennes du V^ mode que nous empruntons au catalogue de Réginon ont pour origine trois modèles nomiques.
Thème 42, Exsiiliei spiritus meus (aFacijcaGF), compris chez Réginon dans la classe principale du V^ mode.
Antiennes psalmiques :
Ex-stil-tet spi-ri-tus me - us in De De hymno S. Mariae. (Fer. III ad Vesp.) Cf. Inton., p. 129.
o sa - lu - ta - ri me ■ o.
d c tfc" a G a
lau-da-te Do-mi-num etc., pp. 95, iio.
"a F aaç c a cd c