IV. Un appendice contenant
les antiennes extraites du cantique des trois enfants dans la fournaise^;
' Entre l'office des confesseurs et celui des vierges, le Responsah gregoriantim insère les répons et les antiennes De susceptione regum (pp. 852-853J. La place est singulière. Au reste l'origine de l'office me paraît incertaine.
» « Eas non aliter ordinavi nisi juxta ordinem ceterorum antiphonariorum. » Amal. De ord. antiph. c. 70.
les antiennes et répons pris dans les livres de l'Ancien Testament qui fournissent les leçons de l'office nocturne durant toute la période annuelle comprise entre l'Octave de la Pentecôte et le premier dimanche de l'Avent'; les antiennes empruntées aux deux grands cantiques de l'Évangile, Benedictus et Magnificat^.
Là se terminait probablement l'antiphonaire des Heures promulgué par le pape Hadrien I en 784-785.
Il nous reste à mentionner une couple d'additions faites postérieurement à la clôture de la primitive collection gallicane. Le recueil destiné à l'usage liturgique se terminait visiblement par les antiennes des dimanches après la Pentecôte (p. 873). En effet, les maximes édifiantes qui suivent {Perfecti estote, etc.), puisées en grande partie aux épitres de saint Paul, ne se trouvent pas là à titre de textes chantés dans l'office divin. C'est l'épilogue du compilateur.
Vient ensuite, dans l'unique édition actuellement existante du Responsale gregorianum, la série des répons brefs chantés aux grandes solennités de rannée3, aux jours ordinaires et aux fêtes des saints (pp. 873-877). Ici encore une provenance bénédictine paraît invraisemblable, puisque l'heure monastique de Prime ne figure nulle part. Cette particularité prouve également que le petit document est antérieur au IX^ siècle. Vers 830 l'office de Prime devait se chanter depuis longtemps dans les cathédrales; sans cela Amalaire n'aurait pas manqué de mentionner la récente introduction de cette partie du service ecclésiastique. Il est donc à peu près certain que les textes des répons brefs ont été réunis, au plus tard, à l'époque d'Hadrien I, et tout nous porte à supposer qu'ils remontent à l'organisation primitive du chant des Heures.
La dernière section additionnelle du Responsale gregorianum se compose des antiennes du M andatiim (pp. 877-878). La cérémonie du lavement des pieds, à l'office du jeudi-saint, est une très ancienne institution de l'Eglise catholique''; toutefois elle ne figure pas dans le service de la basilique pontificale décrit par VOrdo romanus I. Il est assez difficile de savoir où le scribe du IX* ou du X* siècle a pris ces antiennes, dont aucune n'est enregistrée dans le tonarius de Réginon.
' « Maxime per Dominicas noctes ab octavis Pentecostes usque in Adventum Domini « Romani canunt antiphonas de historiis librorum unde responsoria assumpta sunt, aut « Alléluia, cum hymnis Zachariae et sanctae Mariae. » Ibid.
Amalaire les plaçait avant les répons et antiennes tirés de l'Ancien Testament.
3 Ceux de Pâques manquent.
4 Voir la note 282 du Sacramentaire grégorien (pp. 334-336).
Les pages précédentes n'ont d'autre prétention que d'exposer très sommairement mes vues sur la formation du plus ancien recueil connu renfermant les textes chantés de l'office des Heures. Dans l'état actuel des sources, il me semble difficile de faire davantage. Un examen détaillé du Responsale gregorianuin ne sera guère possible avant que la littérature du chant liturgique ne nous soit connue par des éditions conformes aux légitimes exigences de notre époque.
Note E (Introduction, p. xxxi). — offertoire du xxi* dimanche