‹ La mélopée antique dans le chant de l'Église latine. Suite et complément de l'Histoire et théorie de la musique de l'antiquitéChapitre 16 sur 155 · III. Prenant ensuite pour point de départ le son inférieur · texte numérisé non relu

III. Prenant ensuite pour point de départ le son inférieur

de l'octave moyenne (E), on accorde sa quinte aiguë ft) et sa

quarte inférieure (B); dès lors chacune des trois octaves se trouve

décomposée en deux consonances de quarte réunies par un son

commun (e, E), plus un intervalle de seconde majeure (tj — a,

H — A) appelé le ton disjonctif, parce qu'il sépare les quartes

conjointes.

' aa

Octave supérieure.

Octave inférieure

Quarte Quarte

Quarte Quarte

ton disjonctif

ton disjonctif

Octave moyenne.

IV. Les précédentes opérations ne fournissent que trois sons par octave : les cordes stables, ainsi dites parce qu'elles gardent la même intonation dans les trois genres. C'est la charpente harmonique de l'échelle commune. Pour obtenir les quatre sons restants, les cordes mobiles de l'octave diatonique, on part encore de la mèse.

et cette fois l'on procède à l'inverse : par quintes descendantes, par quartes ascendantes.

Gi-

§ 4. L'échelle commune du genre diatonique se trouve ainsi pourvue de tous ses échelons. Les quatre petites échelles de quarte comprises entre deux sons stables portent le nom de tétracordes et sont graduées d'une manière uniforme : on descend par ton, ton et demi-ton (aa g fe, tétracorde aigu; e d cb, tétracorde disjoint, ainsi dit parce qu'il est séparé du suivant par un intervalle de ton ; a G FE, tétracorde moyen ; E D CH, tétracorde grave) . Voici cette échelle de 15 sons, le système parfait des Grecs, avec sa nomenclature prolixe et rebutante.

eo >

ctf

as

aa

ton disjonctif

ton disjonctif

Nète hyperboléoii (dernière des cordes aiguës).

Paraticte »

(avant-dernière «

Trite » (troisième " »

Nète diêzeugménon (dernière des disjointes).

ParanUc

(avant-dernière

Trite » (troisième » )

Paramèse (voisine de la mèse).

Mèse.

Lichanos inéson (indicatrice des moyennes)

Parhypate » (sus-grave » » ]

Hypate » (grave » » )

Lichanos hypaton (indicatrice des graves).

Parhypate »

Hypate »

(sus-grave (grave

Proslamhanomcne (ajoutée).

Ainsi qu'on vient de le voir, l'échelle diatonique des Anciens est issue d'une progression de quintes, dont les trois derniers termes à droite (c'est-à-dire dans le sens ascendant) forment les

sons stables. Les quatre termes à gauche de la (a) sont les cordes

mobiles.

si

mi la (rnèse)

re

sol

ut

fa

§ 5. Pour construire l'échelle du genre chromatique, les Grecs ajoutaient à la progression deux termes à droite (faj et utj). Mais afin de ne pas trouver plus de quatre sons dans l'intervalle de quarte, et plus de huit degrés dans l'octave, ils retranchaient alors les deux sons situés immédiatement à gauche du son central :

fajî

utJÎ

SI

(sol)

(ré)

mi la (mèse)

ut

fa

ce qui leur donnait dans chaque octave deux tétracordes chromatiques descendant par tierce mineure et deux demi-tons consécutifs.

tù

'rf

'il

^OJ

Cl,

rt

la

fa«

falî

utg utt{ -si

ton disjonctif

la

oj

tH

OJ

es

tù

LA

FA S FAt} :MI

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