‹ La mélopée antique dans le chant de l'Église latine. Suite et complément de l'Histoire et théorie de la musique de l'antiquitéChapitre 22 sur 155 · I - Fin. éol. -m- Fin. iol · texte numérisé non relu

I - Fin. éol. -m- Fin. iol

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Fin. iast. Fin. iast.

L'association des deux modes, posés côte à côte sur l'échelle

* Harmon., L. Il, ch. 16.

* Plut, de Mus., ch. 20.

commune, devait être très ancienne en Grèce, si l'on en juge par ces vers de Pratinas (v. 420 av. J. C.) :

« Ne persiste pas dans la mélodie iastienne, qu'elle soit relâchée « (finale G) ou surtendue (finale t}); mais creusant le sillon intermé- « diaire (a), éolise ta cantilène'. »

Nous rencontrerons une grande quantité de mélodies iastiéoliennes dans les chants de la liturgie catholique.

§ 27. Si la notice de Pollux est applicable à l'art de son époque, il en résulte que les trois modes auxquels les anciens Hellènes avaient accordé la primauté, à raison de leur origine autochthone (p. 16), gardaient encore cette prééminence à la fin du W siècle. Et de fait un indice très significatif nous montre qu'il en est ainsi. Sauf deux fragments extrêmement courts, tous les débris de la musique gréco-romaine qui nous sont parvenus dans leur notation originaire sont ou doriens, ou iastiens, ou éoliens. Le bachique phrygien, le mode prédominant des instruments à vent, et le lydien sensuel et frivole ne pouvaient être d'un emploi fréquent dans la citharodie grecque, musique réputée essentiellement tranquille et distinguée. Aussi n'en rencontrera-t-on pas un seul spécimen parmi ces plus anciens monuments de l'histoire musicale. Nous allons les mettre sous les yeux du lecteur, afin d'analyser leur structure harmonique et de contrôler ainsi la juste valeur des théories modales exposées plus haut (p. 8-15).

Section II. — Les restes de l'art païen'.

§ 28. Nous possédons deux chants, d'une authenticité incontestée, appartenant à la première des harmonies principales de la citharodie, la Doris.

ï Bergk, Poetae lyrici gyaeci (3e éd.), fr. 5, p. 1219.

2 Nous avons transposé dans l'échelle sans dièse ni bémol tous les morceaux notés, afin d'en faciliter la comparaison avec les chants liturgiques.

/'•< Section.

II' Section.

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