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ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT

Les filaments protoplasmiques traversent souvent en grand nombre les membranes cellulaires, en passant d’une cellule à Pautre. Dans leur ensemble, ils affectent souvent aussi la disposition en tonnelet des fils connectifs, tendus dans la cellule, au moment de sa division ; de plus, comme chacun d'eux montre dans bien des cas une nodosité située au milieu de la membrane qu'il traverse, Kiæuirz-GerLorr (44) avait cru voir, dans ces épaississements, les restes de la plaque cellulaire. Il considérait les fils connecüfs du noyau comme persistant, par la suile, et donnant les plasmodesmes, tandis que la nouvelle membrane prenait corps et se solidifiait entre eux. GARDINER (/. €.) interprète le phénomène d'une façon à peu près semblable, sans admettre-toutefois l'origine nucléaire des plasmodesmes. Pour lui, ils n'ont aucun rapport avec le fuseau nucléaire lui-même, et leur disposition en tônnelet n’est qu'une ressemblance. Mais ils croissent de cette même partie du cytoplasma, qui, au moment de la formalion de la plaque cellulaire, donne les fils du tonnelet et, formés dès l'apparition de la plaque cellulaire, leurs filaments seraient emprisonnés pendant sa solidification.

I n'ya d'ailleurs rien d'étonnant à ce qu'ils prennent, par la suite, la forme en Lonneau qui leur est si fréquente, obligés qu'ils sont de suivre la membrane dans sa croissance en surface. SrRASBURGER (6) émel, récemment, un avis {outautre et montre que les plasmodesmes non seulement n'ont rien de commun avec le fuseau nucléaire, mais encore ne commencent à devenir visibles qu'au moment où se fait l'épaississement secondaire de la membrane. L'épiderme du Gui, par exemple, montre autant de plasmodesmes se dirigeant vers la couche cellulaire sous-jacente, qu'entre les cellules épidermiques voisines. Les connexions sont donc bien indépendantes de la karyokinèse, puisqu'il n'existe pas de division cellulaire, dans le sens

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radial, pour engendrer la couche épidermique. La formation et la multiplication des plasmodesmesse font plutôt pardesprolongements du protoplasme, qui vont au devant l'un de l'autre,dans deux cellules voisines, jusqu'à la membrane. Ce processus n’est d’ailleurs pas plus extraordinaire que la formation des ponctuations en correspondance dans les membranes, et ne voit-on pas, d'autre part, les filaments du cytoplasme se rencontrer, dans la formation du fuseau nucléaire, sans membrane à perforer c'est vrai, mais avec une distance bien plus grande à parcourir? Les plasmodesmes suivant GaRDINER (/. c.) et STRASBURGER (6) sont des prolongements de la couche membraneuse périphérique et seraient parfois entourés d'une gaine mucilagineuse. De grosseur variable, ils atteignent leur plus grande dimension dans les tubes criblés qui, suivant TanxGz (46) Kienirz-GerLorr ({. c.) ne sont qu'un cas particulier d'union protoplasmique, à plasmodesmes volumineux.

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