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périphérique se transformait en une membrane cellulosique, elle devrait évidemment se reformer ensuite, Or, sa formation se fait suivant un processus complexe qui a lieu quand la nouvelle cellule se constitue, mais qu'on n'observe plus dans la suite. La couche périphérique primitive parait donc demeurer la même pendant toute la vie de la cellule.
est là l'opinion émise par SrrasBurGer (4,516), qui admet, comme on sait, deux parties dans le cytoplasme cellulaire : le ktnoplasme et le {rophoplasme (2, 51). Ces deux parties, de constitution physique tout à fait différente, ont aussi, dans la cellule, des rôles distincts. Le kinoplasme a une structure filamenteuse, fibrillaire (filarplasma) et intervient dans le développement de la cellule. Lors de la division nucléaire notamment, c'est lui qui constitue les filaments du fuseau. Le trophoplasme est, au contraire, de nature alvéolaire, spongieuse en quelque sorte (alveolarplasma) ; il est riche en granulations et en inclusions diverses et préside aux phénomènes de nutrition. Or, comme on l’a vu plus haut, la cloison membraneuse albuminoïde, qui se forme pendant la division de la cellule, naît des filaments connectifs du fuseau et, par conséquent, du kinoplasme. Le phénomène se reproduisant à chaque nouvelle bipartition et dans les diverses directions d’un tissu, il en résulte que l'ensemble de l'enveloppe albuminoïde entourant le protoplasme doit être aussi de nature kinoplasmique. La couche protoplasmique qui revêt les cellules nues (zoospores des algues, avant leur fixation) est également de même nature, suivant STRASBURGER, et se forme d'une manière aussi complexe. Ces processus de formation ne s'observent qu'au moment où la cellule se constitue ; on ne peut plus les observer par la suite, comme nous l'avons déjà dit, et on est en droit de penser que la membrane albuminoïde, une fois élablie autour de la cellule, ne saurait se reformer plus tard.
ETUDE DE QUELQUES CAS PARTICULIERS. — Il existe pourtant certains cas où la cellulose prend naissance par métamorphose directe du protoplasme, sans qu'on puisse émettre un doute à ce sujet; on voit alors, non pas le protoplasme périphérique, mais le protoplasme interne lui-même, se transformer sur place en cellulose, pour donner lieu à des formations toutes particulières. Ce fait, qui est une excep- Lion à la règle générale, a été signalé par divers auteurs, et tout récemment, STRASBURGER (1,939) en a décrit quelques exemples très
intéressants. Dans le tégument des graines des Cuphea, se forment, dans les cellules de l'assise externe, de longs filaments creux, de véritables tubes par conséquent, entortillés sur eux-mêmes et deslinés à être refoulés au dehors à maturité, Ces formations naissent par transformation directe du protoplasme.
Le protoplasme, creusé d’'alvéoles, le trophoplasme par conséquent, forme tout d'abord un cordon suspendu à la paroi externe de la cellule. Ce cordon se revêt d'une sorte de ruban spiralé, formé par différenciation du protoplasme (fig. 37, 1) Les spires se resserrent de plus en plus au fur et à mesure que le cordon s’allonge et forme