‹ La Membrane Cellulaire Chez Les VégétauxChapitre 74 sur 98 · CONSTITUTION CHIMIQUE DE LA MEMBRANE LIGNIFIÉE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION CHIMIQUE DE LA MEMBRANE LIGNIFIÉE

On sait depuis longtemps que la cellulose, ou plutôt une des celluloses dont nous avons déjà bien défini les caractères, est la partie fondamentale de la membrane lignifiée. C’est cette cellulose, si répandue dans les Lissus parenchymateux et probablement formée, comme nous l'avons dit, par divers hydrates de carbone. En 1839 PAYEN, en traitant le bois avec l'acide nitrique, avait obtenu un corps qui, par sa composition centésimale, par sa solubilité dans l'oxyde de cuivre ammoniacal, par sa coloration bleue en présence de l'iode et de l'acide sulfurique ou du chlorure de zinc iodé, correspond tout à fait à la cellulose des parenchymes. Plus tard, on s'apercevait qu'avec cette substance, se trouvaient mélangés d'autres hydrates de carbone de propriétés tout à fait différentes.

Recherchant le principe à qui devaient être attribuées les réactions si spéciales du bois, Frémy et UrBain en isolaient la vasculose. C'est la substance à laquelle on donne plus communément le nom de lignine : ils reconnaissaient en outre, à côté d'elle, l'existence de la culose, l'une des substances constitutives des parois subérifiées et cutinisées. Enfin, on a admis récemment, qu'à tous ces corps, on devait encore ajouter les matières azotées el des matières minérales.

En résumé, par conséquent, il y a trois sortes d'éléments dans la membrane lignifiée: des hydrates de carbone de diverse nature, qui en représentent les substances fondamentales; un corps que j'appellerai le principe lignifiant, parce que c’est sur lui et sur lui seul que portent les réactions de la membrane lignifiée ; enfin une série d’autres éléments que je réunirai sous la dénomination de substances accessoires, attendu qu'ils ne sont ni constants, ni toujours en proportion égale, dans le Lissu ligneux.

a) Substances fondamentales de la membrane lignifiée

Lorsqu'on traite la fibre ligneuse par l'acide nitrique, suivant la méthode de Payen, par la macération de SCHULZE (mélange d'acide nitrique et de chlorate de potassium) où encore par la potasse concentrée, à 150-200°, suivant le procédé de Horpe-SEYLER (9),

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