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RÉPARTITION DE LA SUBÉRINE

Comme la lignine, c’est surtout chez les Phanérogames qu'on la rencontre. Van TieGuem (4) aurait cependant constaté la présence du liège dans les grosses racines d’Angiopteris. Ricrer (2) et MaxGin (3) signalent la subérine chez quelques Champignons (Dœdalea, Polyporus, Trametes).

Chez les Phanérogames, en dehors du liège, on peut la caractériser parfois dans les tissus les plus divers, mais c’est dans les appareils sécréteurs qu'elle se montre encore avec le plus de constance. ZAcHaARIAS (5) a montré son existence dans de nombreuses cellules sécrétrices dont les membranes ont absolument la même constitution que celle du liège : dans les cellules à huile essentielle de la tige et des feuilles d'Acorus calamus ; dans les écorces de Croton Eleuteria, Camphora officinarum, Sassafras officinalis et Canella alba ; dans les cellules sécrétrices et à raphides de la feuille d’Aloës. Tscarrcu (6, 180) considère la subérification des cellules sécrétrices comme un phénomène très répandu et même constant, et la décrit en particulier dans les cellules à résine et à mucilage des Lauracées. Dans le Cinamomum Cassia, certaines cellules remplies de protoplasme subérifient graduellement leurs membranes dans la partie moyenne, tandis que la couche interne se transforme en mucilage. Plus tard, c'est dans ces mêmes cellules que naïîtra aussi la résine. Pour Van Wisseuineu (7), les canaux sécréteurs des fruits d'Ombellifères sont revêlus intérieurement d'une substance voisine de la subérine,mais non identique cependant, et qu'il nomme vittine.

La subérine joue enfin un rôle très important dans les phénomèe-

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nes de cicatrisation comme l'ont montré Massarr (9) et Tison (40): la plante revêt toujours sa surface blessée, d’une couche de liège qui la sépare du milieu extérieur. Dans le cas particulier de la cica-. trisalion, lors de la chute des feuilles, on a vu que le premier acte de défense de la plante est la ligno-subérisation des cellules extérieures. L'ensemble des parois se lignifie, tandis que chaque cellule s'entoure d'un revêtement interne de subérine. Mais ce n’est là qu'un moyen de protection provisoire permettant d'attendre la formation, au moyen d’un mérisième qui va entrer en fonction, d'une couche de liège secondaire qui assurera la cicatrisation définitive (Tisow).

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