cellulRs épithéliales en voie de développement
si chez les vertébrés supérieurs, la distinction n'est pas évidente entre les deux espèces de cellules, elle le devient très-manifestement chez les vertébrés inférieurs. Sur la poule, le canard, la différence est très-nette entre les deux espèces de cellules, et chez la grenouille également. De plus chez cette dernière, j'ai pu voir une cellule à pointe effilée être en continuité avec un tube nerveux ; cette continuité se faisait par l'intermédiaire d'un filament grêle plus ou moins irrégulier. Il est à remarquer que par l'action de l'acide osmique la partie profonde de toutes les cellules se colore également en noir. L'important était de voir l'union des nerfs avec cette couche épithéliale : c'est ce dont je suis persuadé, et mes recherches confirment celles de Max Schultze, d'Ecker, d'Eckardt et de Balogh. De plus j'ai montré ce qu'aucun n'a décrit pour les animaux supérieurs, la continuité de la couche épithéliale et des nerfs chez le chien. J'ai vu chez l'homme des filaments qui traversaient la membrane amorphe allant à l'épithélium, et qui sont vraisemblablement des nerfs : parce qu'ils otfrent le diamètre habituel des cylindres axes, parce que dans aucune autre couche amorphe on ne voit ces mêmes filaments, et si, d'autre part, on cherche en anatomie comparée, on trouve, chez le chien, des filaments semblables, traversant la membrane amorphe, offrent la même division, placés à la même distance, dans la même région de la muqueuse olfacet se mettant en rapport, d'une part, avec un tronc nerveux, d'autre part, avec une cellule épithéliale. Enfin pour mettre hors de doute cette terminaison chez l'homme, j'ai trouvé la continuation évidente des nerfs
avec l'épithélium delà tache olfactive sur un embryon humain de 8 cent et je l'ai dessiné (Pl. 1, fig. 4).