V. le graphique aux Documents
Te on
ment des C. sur la plage, malgré les sollicitations impérieuses de la lumière. Dans le même temps, des C. amnésiques, mises en observation, et dont nous donnons le graphique, demeurent à la surface de l’eau jusqu'au soir. |
A 2h. 30 du soir, un petit coin de la surface sableuse verdit légèrement. À 3 heures, la tache est d’un vert plus foncé et couvre la dixième partie environ de la surface du sable. A Ô Le 30, la tache a doublé d’étendue, et une vingtaine de C. sont montées à la surface de l’eau. Le mouvement ascensionnel, de 2 h. 30 à 3h. 15, est pratiquement négligeable. Il n'est manifeste qu’à partir de 3 h.15à 3 h. 30, ce qui constitue une avance de quinze à trente minutes sur l’heure d'apparition des premières G. de la plage. À 3 h. 45, la tache verte formée parles C. en observation couvre le tiers de la surface du sable ; à A heures, la moitié ; à 4 h. 15, les deux tiers. À 4 h. 30, toutes les C. sont à la surface du sable, sauf un très petit groupe qui est à la surface de l’eau et quelques CG. isolées qui se sont répandues sur les parois du vase.
L’oscillation s’est produite contre l'influence du jour. Toutesles C. l’ontexécutée. La descente s’est faite en synchronisme parfait ; l'ascension avec une légère avance. L’oscillation s'est effectuée entre la surface du sable et sa profondeur.
A Th. 30 du soir, le mouvement ascensionnel, qui à continué à se faire, atteint son maximum. Environ un cinquième des C. est à la surface de l'eau, quatre cinquièmes à la surface du sable.
À 8 heures, il se produit une descente brusque des C. de la surface de l’eau à la surface du sable. Toutesles C. sont donc
à la surface du sable, Il en est de même à 10 h. 30.
Deuxième jour
La pleine mer est à 2 h. 1 du matin et 2 h. 28 du soir.
À 2 h. du matin, toutes les C. sont encore sur le sable comme la veille à roh. 30.
À 4h. 30, la même petite quantité qu'hier monte à la surface de l’eau.
À 10 heures, début de la descente : diminution de moitié du petit nombre de GC. à la surface de l’eau, et diminution des C. qui sont à la surface du sable.
10 h. 30 : tout a disparu de la surface de l’eau.
11h. Jo : la moitié reste à la surface du sable, l’autre moitié a disparu au-dessous.
À midi, les C. de la plage achèvent de disparaître.
À midi 30, dans le bocal, la moitié des C. reste à la surface du sable et y restera tout le temps de la marée haute. Ce fait pourrait résulter du passage de l’oscillation entre la surface et la profondeur du sable à l’oscillation entre la surface du sable et la surface de l’eau. Mais, en l'espèce, il est dû à une inhibition produite par des décompositions organiques qui ont leur siège dans le sable même ; il se dégage en effet du récipient une odeur caractéristique.
À 4h. 4o, les C. commencent à réapparaître sur la plage.
À 4 h. 45, dans le bocal, la tache verte demeurée à la surface du sable commence à grandir,
À 5 h. 30, un très petit groupe de C. est monté à la surface de l’eau.
À 6 h. 30, toutes les C. sont à la surface du sable. Le petit
groupe qui se tenait à la surface de l’eau a doublé.
fu
À 10 h. 30 descendent la moitié des C. qui étaient à la surface de l’eau'et le tiers de celles qui étaient à la surface du sable. |
L'eau du bocal est alors renouvelée pour tenter d'éviter les progrès de l’intoxication. Après le changement d’eau, les C.
reprennent leur position antérieure,
Troisième jour
La mer est pleine à 2 h. 54 du matin età 3 h. 19 du soir. Les C. de la plage disparaissent de midi 5o à 5 h. 30 dusoir.
À une heure du matin, il n’y a plus de C. à la surface de l'eau ; il reste, à la surface du sable, la moitié des C. en expérience.
Les C. montent à la surface du sable de 5 heures du matin à 7 heures du soir. Aucune ne monte à la surface de l’eau.
A 1 heure du soir, il ne se produit aucune diminution du nombre de C. étalées à la surface du sable. Il en est de même pendant le reste de l’après-midi. La même odeur caractéristique se dégageant du bocal, il y a certainement intoxication due à quelque putréfaction qui se produit dans le sable. Il y avait donc bien, dès hier, un véritable trouble de la mémoire ; la moitié des G. en expérience était déjà amnésique ; l’oscillation ne s’est pas établie entre le fond du vase et la surface de l’eau ; et, aujourd’hai, l’autre moitié des C. se soustrait au souvenir.
Le lendemain, quatrième jour de l’observation, les C. continuent à demeurer à la surface du sable ; il n’y a aucune oscil-
lation ; l'odeur qui se manifeste est plus nauséabonde encore.
Cette observation nous montre, le premier jour, les C. obéissant à la mémoire malgré l’action phototactique, et, le deuxième jour, la moitié des C. obéissant à la mémoire malgré le phototactisme et malgré l’intoxication.
Mais, pour ajouter à la démonstration précédente du phénomène mnémonique une démonstration nouvelle, nous allons opposer aux graphiques des C. normales le graphique des C. amnésiques (1).
Un lot de C. a perdu la mémoire des marées depuis déjà dix jours. Depuis ce moment, les C. continuent de se livrer à des oscillations dont le rythme est sous la dépendance exclusive du jour : elles montent et elles descendent avec lui. Entre le moment où elles étaient soumises au souvenir des marées et celui où elles ont été exclusivement soumises à la sensation du jour, ily a eu une période de perturbation où, n’obéissant plus aux sollicitations du souvenir, elles obéissaient mal à l'influence de la sensation actuelle : au lieu de monter rapidement le matin et de descendre rapidement le soir après être restées tout le jour à la partie supérieure du récipient, elles montaient et descendaient suivant une progression lente etse tenaient peu de temps à la surface. Elles tendaient, semblait-il, à un état d'’indifférence. Mais elles s’en sont ensuite dégagées pour se mettre nettement sous la dépendance du mouvement du jour.