‹ La mémoire chez convolutaChapitre 29 sur 70 · DL · texte numérisé non relu

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mais, de 2 h.30 à 3 heures, l'anneau, qui était à3 centimètres au-dessus du fond, descend, sous mes yeux, sur le sable. De 3 heures à 3h. 30, aucun changement ne se produit. Quant aux C.amnésiques, depuis la veille leur nombre à la surface de l’eau a doublé, et toutes celles qui étaient sur le sable sont répandues sur les parois ; du côté le moins éclairé, elles couvrent le tiers inférieur de la paroi ; du côté le plus éclairé, elles en couvrent toute la hauteur. La lumière a donc agiplus lentement, mais plus fortement sur les C. palirri-amnésiques qu'elle a soustraites complètement à l’oscillation iméronyctique. Le souvenir de la marée actuellement basse n’a plus aucune action : aucune descente ni tendance à la descente

n’est constatée de 2 h. 30 à 3h. 30.

5 heures du matin. — La situation est la même dans les deux cas.

8 heures du matin. — Les C. normales se sont déplacées

du côté de la fenêtre, etle quart d’entre elles est monté le long de la paroi sous l'influence du souvenir du retrait de la mer ; les C. amnésiques se sont déplacées du côté de la fenétre, et, sous l'influence de la montée du jour, ont accentué leur mouvement ascensionnel ; les trois quarts sont contre la surface de l’eau, le reste sur le sable et la paroi.

De 9 heures à 1 heure du soir, le tiers des C. normales reste sur le sable, les deux tiers s’étalent le long de la paroi ets’accumulent contre la surface de l’eau.

Donc, après une nuit d'expérimentation, le tiers des C. en expérience paraît être soustrait à la palirrimnésie. Si la lumière artificielle, distribuée aux C. pendant toute la nuit, perturbe chez elles le souvenir, cela vient de ce que la

mémoire des marées comprend la mémoire de l'inhibition

nocturne du rythme. oscillatoire ; la suppression de cette inhibition nocturne affecte, par contre coup, la mémoire des marées elle même ; l'éclairage continu, pendant toute une nuit, hâte la dissociation des deux éléments de la palirrimnésie, image du choc qui provoque la descente, sensation du jour qui provoque l'ascension, et par conséquent rend plus rapide la dissolution du souvenir.

3 heures du soir. — Les C. normales sont, pour les deux tiers à la surface du sable, pour le tiers à la surface de l’eau.

4 heures. — Sauf un très petit groupe de réfractaires demeuré à la surface de l’eau, les C. normales sont moitié suret moitié sous le sable. Il en est de même à 5 h. 30. La reprise de l'influence palirrimnésique est donc très sensible.

La situation des C. normales n’a pas changé à 8 heures, Les C. amnésiques sont toutes descendues sur le sable, effectuant leur oscillation iméronyctique régulière.

Une lampe, moins puissante que celle employée la veille, est placée, à 8 h. 30, près des deux lots en expérience.

ro heures du soir. — Les C. normales sont toutes sur le sable à l'exception de quelques-unes dispersées sur la paroi. Les C.amnésiques sont toutes sur le sable à l'exception d’une certaine quantité qui s’est élevée à 1 centimètre le long de la paroi.

Troisième jour

> heures du matin. — Les C. normales sont disposées comme la veille à 10 heures ; il y a résistance palirrimnésique à l’action de l'éclairage ; les G. amnésiques s'élèvent aux deux tiers de la hauteur de la paroi; untrès petit groupe est

même monté à la surface de l'eau.

Pleine mer: 5 h. 39 du matin. — 5 h. 56 du soir.

Les C. de la plage commencent à apparaître à 7 b. 5o et achèvent de disparaître à 3 h. 25 du soir.

5 heures du matin: les C. normales occupent exactement la même position qu'à 2 heures du matin. Il n'y a même pas eu, comme à la fin de la première nuit d'expérience, esquisse d’un mouvement de descente mnémonique. Les C.amnésiques sont également disposées comme à 2 heures du matin.

Cependant l'influence du souvenir sur les C. normales n’a pas été nulle; si elle avait été nulle, le jour aurait dû, à partir de 5 heures du matin, accentuer l'effet produit par la lampe. Il en est ainsi pour les C. amnésiques : à 7 heures du matin, la moitié est à la surface de l'eau, le quart sur les parois, le quart sur le sable ; à 8 heures, les deux tiers sont à la surface de l’eau; à 9 heures, il n’y en a plus que quelques-unes sur le sable. Or il en va tout différemment pour les C. normales : à 7 heures, il n’en reste aucune sur la paroi et il n’y en a que la moitié sur le sable; entre 5 et 7 heures il y a donc eu un mouvement de descente portant sur la moitié des C. en expérience, et qui s'est effectué, sous l'influence de la palirrimnésie, contre l'attraction de la lumière naturelle.

Dès 7 h. 30, une petite quantité de C. apparait à la surface de l'eau. À 8 heures, cette quantité est doublée et l’ascension commence le long de la paroi. A 9 heures, il y en a environ un tiers sur le sable, autant le long de la paroi, et autant, sur cette paroi, contre la surface de l’eau. Elles restent ainsi disposées jusqu'à 3 h. 30 du soir. Comme la veille par conséquent, le tiers des C. est et reste frappé de palirriamnésie.

A 3h. 30, un tiers des C. normales est encore contre la

hi —

paroi à la surface de l’eau, muis les deux autres tiers sont étalés sur le sable.

A 6 heures, toutes les C. normales sont sur le sable à l’exception de un dixième environ resté à la surface de l'eau. A ce moment, la descente des C. amnésiques est aussi complète. Dans les deux cas, le résultat est dû à l'influence de la venue du soir : l’obscurité est en effet prématurée dans la chambre où se passe cette expérience ; la fenêtre ouvre au sud-est, et des arbustes et de grands arbres, qui se dressent devant elle, font écran.

A 8 heures du soir, dans les deux lots en expérience, la totalité des C. est descendue sur le sable.

La même lampe que la veille est allumée à 8 h. 15.

Vingt minutes plus tard, un début d’ascension se produit dans les deux bocaux ; quelques C. isolées montent sur les parois.

10 h. 15 du soir. — Les C. normales sont disposées comme à 8 h. 4o ; un groupe compact de C. amnésiques s’est élevé à 3 centimètres de hauteur sur la paroi. La lumière artificielle agit plus fortement sur les C. amnésiques, dont l'iméronyctimnésie se défend mal, que sur les C. normales, dont l’iméronyctimnésie est renforcée par la palirrimnésie encore partiellement agissante.

Quatrième jour

L'eine mer : 6 h. 13 du matin. — 6 h. 30 du soir.

Les C. sont étalées sur la plage de 8 h. 25 du matin à 4 heures du soir.

La remarque précédente est appuyée par cette constata-

ton rouvelle : à 3 hicures la matin, les C. normales sont

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disposées comme la veille à 10h. 15, tandis que l'ascension des C. amnésiques s’est accentuée de beaucoup, un tiers d’entre elles formant voile sur toute la hauteur de la paroi avec épaississement contre la surface de l’eau.

À 8 heures, les C. amnésiques ont achevé leur mouvement ascensionnel ; elles sont toutes étalées sur la paroi et surtout contre la partie supérieure de la paroi, à la surface de l’eau.

L'ascension des G. normales se produit de 8 heures à 9 heures; à 8h. 30, le tiers couvre la partie supérieure de la paroï; à 9 heures, il y en a la moitié : l’autre moitié reste sur le sable. Il en est de même à 11 heures. Par conséquent, après trois nuits d'expérience, la moitié des C. est frappée de palirri-amnésie.

De 11 heures du matin à r heure du soir, sous l'influence de la montée du jour, le nombre des C. normales qui s'élève à la partie supérieure de la paroi est des deux tiers, et cette répartition des C. subsiste jusqu'à 5 heures du soir. Par conséquent, un tiers des C. après trois nuits d'expérience, n'obéit plus à l'oscillation iméronyctique.

La descente des C. normales et des C. amnésiques se fait de 5 heures à 8heures. Par conséquent, la palirrimnésie n'a eu aucune influence sur la descente des C. normales sl marée étant à 6 h. 30, les C. de la plage avaient achevé de descendre à 4 heures ; la descente des C. normales a été, comme celle des C. amnésiques, exclusivement iméronyctique. |

Deux lampes sont placées, à 8 heures du soir, auprès des deux lots de C.

À 9 heures, dans les bocaux, un petit nombre de C. est

disséminé sur tout le pourtour et toute la hauteur des parois.

10 heures. — Les C. normales sont disposées comme à 9 heures; les C. palirri-amnésiques sont beaucoup plus nombreuses à la surface de l’eau, et elles forment un fragment d’anneau le long de la paroi à 3 centimètres au-dessus du sable. Nous constatons donc toujours une résistance des C. normales à l'influence de la lumière artificielle pendant la nuit, résistance qui n’est explicable que par le souvenir de l’inhibition nocturne périodique.

10 h. 30. — Aucune modification à l’état des C. normales ;

le fragment d'anneau de C. amnésiques s’est élevé à hau

teur du premier tiers de la paroi.

Cinquième jour

Pleine mer : 6 h.48 du matin. — 7 h. 5 du soir.

Les C. sont étalées sur la plage de 9 heures du matin à 4 h.35 du soir.

2 heures du matin. — Les C. normales sont disposées comme la veille à 10 h. 30 du soir ; la moitié des C. amnésiques est dispersée sur toute la hauteur de la paroi et accumulée contre cette paroi à la surface de l’eau.

5 heures du matin. — Même situation, dans les deux cas, qu’à 2 heures du matin.

9 heures. —La moitié des C. des deux lots est étalée sur la paroi, l’autre moitié sur le sable.

11 heures. — Le maximum de l'ascension est atteint dans

les deux cas ; toutes les C. amnésiques, sauf un cinquième,

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-sont sur la paroi ; un tiers des C. normales est resté sur le sable, réfractaire à l'oscillation iméronyctique.

La descente s'effectue dans les deux cas de 4 à 8 heures.

Il n'y a donc plus aucune oscillation thalassique. Les C. normales sont devenues des C. palirri-amnésiques ; elles subissent, comme les C. du lot amnésique, la seule influence iméronyctique ; encore le tiers d’entre elles lui demeure-t-il rebelle.

I n’est pas allumé de lampe la nuit suivante. Sixième jour

Pleine mer : 7 h. 22 du matin. — 5 h.4o du soir.

Les C. sont étalées sur le rivage de 9 h. 30 du matin à5h.10 du soir.

5 heures du matin. — Début d’ascension iméronyctique dans les deux lots de C.

7h. 30. — Dans les deux cas, un tiers des C. est sur le sable, deux tiers sur la paroi et contre la surface de l'eau.

11 heures.—Toutesles C. du lot primitivement amnésique sont montées sur la paroi, à l'exception de un cinquième de réfractaires; les C. du lot primitivement normal sont réparties comme à 7 h. 30, deux tiers sur la paroï, un tiers de réfractaires sur le sable.

L'iméronycti-amnésie du cinquième des C. primitivement palirri-amnésiques résulte à la fois de l'oubli naturel de l’oscillation iméronyctique au bout d’un certain temps et de l’accélération de cet oubli par l'éclairage nocturne.

La descente complète s'effectue dans les deux cas de 4 à

heures,

Dans deux autres expériences, la moitié des C. normales, sous l'influence de la lumière de deux fortes lampes, avait effectué à 10 heures du soir, bien que ce fût la pleine mer, sa réascension, ct était demeurée ainsi toute la nuit, Mais, à 5 heures du matin, toutes les C. élaient mortes. Dans la deuxième de ces expériences, toutes les C. du lot amnésique étaient mortes également. Ce résultat est attribuable sans doute à la trop grande chaleur dégagée par les deux fortes lampes à pétrole.

D. — Action prédominante du jour sur les Convolutes qui ne peuvent disposer d'une colonne d'eau pour effectuer leurs oscillations

PREMIÈRE EXPÉRIENCE

Premier jour

Pleine mer : 5 h. 3 du soir.

Les C. de la plage réapparaissent à 9 h. 15.

Des C. sont prises sur la grève à 2 heures du soir et placées dans une petite cuve de verre en partie remplie de sable ; sur le sable s'étale une couche d’eau de quelques millimètres d'épaisseur. Pour que les C. ne soient pas attirées par la lumière entre la masse de sable et la paroi transparente, celle-ci est entourée, comme de coutume, d’un épais

papier noir. La moitié des C. disparaît sous le sable ; l'autre

1, V. legraphique aux Documents.

moitié reste étalée à sa surface. 11 en est de même à 5 heures et 6 heures.

De h. 30 à 8 heures, les C.,qui élaient descendues dans le sable, remontent à sa surface. L’oscillation thalassique régulière n’est donc accomplie, dès le début de l'expérience, que

par la moitié des C.

Deuxième jour

Les C.sont étalées sur la plage de 7h.30 du matin à 3 h. 8 du soir.

7 heures du matin. — La moitié des C. en expérience est sur le sable, l’autre moitié dans la profondeur.

À 8 heures, la totalité des C. est étalée sur le sable.

À 0h. 30 du soir, elles commencent à descendre sous le sable. |

À 4 heures, le tiers seulement a disparu dans la profondeur.

Il en est de même à 6 heures et 8 heures du soir. Par con-

séquent, au bout de vingt-quatre heures d'expérience, la palirri-amnésie s'étend aux deux tiers des C.

Troisième jour

Pleine mer : 5 h. 56 du matin. — 6 h. 13 du soir.

Les C. sont étalées sur la plage de 8 h. 5 du matin à 3 h.45 du soir.

7 heures du matin. — Les deux tiers des C. en expérience

sont, comme hier soir, à la surface du sable.

9 heures. — La totalité des CG. est sur le sable. La descente commence légèrement à 3 heures du soir. A 4 heures, le quart a disparu sous le sable. A 5 heures, le

tiers. Il en est de même à 8heures.

Quatrième Jour

Pleine mer: 6h.3o du matin.

6 h. 30.— Toutes les C. en expérience sont étalées sur le

sable, et elles y restent indéfiniment.

En deux jours et trois nuits, toutes les C. sont soustraites à l’oscillation thalassique et à l’oscillation iméronyctique. Il y a palirri-amnésie et iméronyctiamnésie : oubli absolu.

Comment expliquer cette déperdition mnémonique si rapide ?

Dans le bocal avec colonne d’eau, les C. peuvent à la fois satisfaire leur photophilie, en continuant à éprouver dans la masse d’eau la sensation de lu- -mière, et leur palirrimnésie et leur iméronyctimnésie, en montant et descendant dans celte masse d’eau suivant un double rythme, synchrone à celui du reflux et du flux, corrélatif à celui du jour et de la nuit. Au début,elles disparaissent bien sous le sable ; mais, très vite, elles trouvent ce compromis qui leur permel de jouir du jour en restant fidèles au souvenir. À marée basse, elles montent dans la masse liquide, s’étalent sur les parois, et forment, contre les parois et à la surface de l’eau, un anneau vivant,

Elles obéissent ainsi, et à leur joie du jour et à la mémoire des heures passées sur la grève après le retrait de la mer dangereuse. Si la marée basse se produit la nuit, les C. demeurent à la surface du sable, là où elles ont connu les dernières heures du jour ; prisonnières de l’expérimentateur, elles ne montent pas plus dans la masse d’eau qu’au temps de leur liberté elles ne montlaient, en de semblables circonstances, à la surface des grèves. Le facteur présentement agissant et le souvenir des habitudes anciennes concourent à amener un identique résultat. Ainsi se produit, jusqu’au jour de l'oubli, dans la masse liquide du bocal, entre la surface du sable et la surface de l’eau, l’oscillation mnémonique des Convolutes.

Dans les conditions particulières où les place notre expérience, il n’en va plus de même. Ces con ditions sont bien celles de leur habitat naturel puisque, sur la grève, à mer basse, elles se logent en de petites lagunes où l’eau a de quelques millimètres à 2 ou 3 centimètres d'épaisseur. Mais la concurrence se fait, très vive, sans compromis possible, entre les deux agents du rythme oscillatoire, le choc de la marée montante qui n’est plus qu’une image, la séduction du jour qui est un fait actuel dont le coucher du soleil marque seul, et pour un temps, la fin. Les C. devront, pour obéir à la mémoire, oscillerentre la surface du sable et sa profondeur, c’està-dire se soumettre entièrement à la crainte que suggérait le choc du flot montant, présentement image

pure, et se soustraire entièrement à la sollicitation du jour, sensation actuelle. La couche d’eau est trop mince pour qu'il y ait oscillation entre sa surface et sa profondeur. Autrement dit, la condition n'étant pas réalisée qui permettait de satisfaire à la fois un phénomène fort parce qu’actuel et un phénomène faible parce que souvenir d’un phénomène passé, les C. sont déterminées à agir plutôt d’après la loi du présent.que d’après la loi du souvenir. La sensation triomphe très vite de l’image.

Voici une autre expérience à l'appui de ces con-

clusions.

DEUXIÈME EXPÉRIENCE Premier jour

Pleine mer: 6 h. 47 du soir.

La descente des C. de la plage est achevée à 4 h. 20.

Des C. sont recueillies sur le rivage à 1 heure du soir, et placées dans un vase contenant du sable surmonté de seulement quelques millimètres d'eau. Elles se disposent toutes à la surface du sable.

De 3h. 30 à 4 heures, la moitié des C. disparaît sous le sable. De 4 heures à 5 heures, l’autre moitié disparaît à son tour. À la différence de la première expérience, tout a disparu. Mais, dans la première expérience, les C. qui ont descendu, c'est-à-dire la moitié du lot de C., ont achevé leur descente en même temps que celles de la plage. Dans

la seconde expérience, un peu plus de la moitié des C. est

descendu en même temps que celles de la plage ; le reste, en retard.

Mais ce n'était, pour cette seconde moitié des C. én expéricnce, qu'une velléité d’obéir à la mémoire, car, dès 6 heures, un petit nombre de C. réapparaît à la surface du sable ; à 7 h. 30, le tiers des C. est étalé sur le sable: à 9 heures, la moitié.

Deuxième jour

Pleine mer : 7 h. 5 du matin. — 7h. 22 du soir.

Les G. couvrent la plage de 9 h. 15 du matin, à 4 h. 50 du soir.

Dès 5 heures du matin, toutes les C. sont sur le sable et elles y restent tout le jour. La moitié d’entre elles disparaît de 5 heures à 6 heures du soir. La palirrimnésie est donc effacée. Du moins n’a-t-elle laissé qu’une trace d'elle-même qui est la descente de la moitié des C. entre 5 heures et 6 heures, c’est-à-dire plus en avance sur la chute du jour (1) qu'en retard sur la montée de la mer. Quant à l’iméronyctimnésie, elle semble bien, dès la première nuit, abolie pour la moitié des C.

Troisième jour

Pleine mer : 7h. 40 du matin. — 7 h. 59 du soir.

À 5 heures du matin, toutes les C. en expérience sont étalées sur le sable et elles y restent tout le jour.

À 8 heures du soir, un tiers seulement descend sous le sable.

Il y a donc à peine trace de palirrimnésie, et l’iméro-

nyctimnésie est détruite chez les deux tiers des C.

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