Expérience faite aux jours les plus longs de l’année
Quatrième jour
4 h. 30 du matin. — Toutes les C. sont sur le sable.
8 heures du soir. — Un tiers descend sous le sable.
Cinquième jour
4h. 30 du matin. — toutes les GC. sont sur le sable et y
restent tout le jour.
E. — Le dessèchement EXPÉRIENCE
Premier jour
Pleine mer : 10h. 41 du soir.
Les C. de la plage achèvent de disparaître à 8 h. 10 du soir.
Un récipient est empli de sable et d’eau ; il n’y a d’eau que juste assez pour imprégner le sable et former à sa surface une mince pellicule. Il est 5 heures du soir. Les C. s’étalent sur le sable en épaisses taches vertes.
A 8 heures, la moitié a disparu sous le sable ; à 8 h. 30, les deux tiers. La situation estla même à 10 heures du soir. Un tiers de C. est donc rebelle à la palirrimnésie et à l'imé-
ronyctimnésie Deuxième jour Pleine mer : 11h. 12 du matin. — 11 h. 47 du soir.
Les C. de la plage sont disparues de 8 h. 40 du matin à
1 h. 25 du soir.
2 heures du matin. — Tout est à la surface du sable. La palirrimnésie l'emporte sur l'iméronyctimnésie.
Il en est de même à 5 heures du matin.
À 5 h. 30 commence la descente sous le sable.
A 8 h. 4o, un tiers est sous le sable, deux tiers à sa surface. Il en est de même à 9 h. 30, 11 heures, 1 heure du soir. Les deux tiers des C. n’obéissent donc plus à la descente palirrimnésique. Cette infraction est due à l'absence de colonne d’eau.
Mais, si l'absence de colonne d’eau a d'abord inhibé la descente, le dessèchement de la surface du sable va maintenant inhiber l’ascension. À 3 heures du soir, la réascension devrait être depuis au moins une heure complète, sous la double action du souvenir de la marée et de la sensation phototactique. Si l’ascension était complète, toute la surface du sable serait couverte de C. comme au début de l'expérience. Or il n'y a de C. que sur le tiers de cette surface, et, cette surface étant légèrement déclive, sur le tiers inférieur Œui à conservé davantage l'humidité : les deux autres tiers de la surface du sable sont très légèrement nuancés de verdâtre, ce qui indique la présence très proche du surplus des C ; la lumière et le souvenir les attirent; mais elles «nt besoin d’eau pour vivre et l’évaporation qui s’est produite depuis vingt-deux heures ne leur permet plus de trouver sur toute la surface l'humidité nécessaire à leur vie ; le dessèchement inhibe leur ascension ; il est un facteur antagoniste de Ja palirrimnésie, un agent perturbateur du souvenir.
L'évaporation continuant, le dessèchement va s'accroître, et, par suite, le trouble mnémonique.
À 5 heures, la tache d’étalement des C. est réduite au quart
de la surface totale du sable, c'est-à-dire de la surface maximum qu'elle couvrait hier soir à 6 heures et ce matin à 7 heures.
À 6 heures, la tache d’étalement a diminué d'intensité au point d’avoir presque totalement disparu.
Son aspect reste le même à 8 heures et à 10 heures du soir.
Si l’oscillation thalassiquese produisait pendant la nuit sur la plage. les GC. en disparaîtraient, — la pleine mer étant à II h.47—de 9 h.20 du soir à 2 heures du matin.L’expérience précédente ayant mis en évidence le trouble de la mémoire produit par le dessèchement, tentons l'expérience de contrôle inverse : sous l'empire du besoin d’eau, les C. vont-elles revenir à la surface à la fois contre la palirrimnésie et contre l’iméronyctimnésie ?
A 10 heures du soir, la surface du sable est à nouveau humectée d’eau ainsi qu'elle l'avait été au début de l'expérience.
A minuit 30, la tache d’étalement est entièrement reconstituée à la surface du sable, contrairement à la loi de la dou-
ble oscillation.
Troisième jour
Pleine mer : midi 20.
Les C. dela plage sont disparues de 9 h. 50 du matin à 2 h. 30 du soir.
A 3 heures du matin, 5 heures, 8 heures, la surface du sable reste, comme à minuit 30, entièrement couverte par
la totalité des CG. Mais la moitié d’entre elles est morte.
Voyons maintenant si le rythme du souvenir est totalement perdu.
À 9 heures, les C. mortes sont enlevées et toute la partie libre du récipient au-dessus du sable est emplie d’eau de mer.
À 10 heures du matin, les quatre cinquièmes des C. sont sur le sable, un cinquième le long de la paroi éclairée. Il en est de même à 11 heures du matin, 2 heures du soir, 4 heures.
A 6 heufes du soir, les trois quarts sont sur le sable, un quart le long de la paroi.
A 8 heures, le tiers est sur le sable, deux tiers le long de la paroi.
Il en est de même à ro heures du soir.
Quatrième jour
Pleine mer : minuit 54. — 1 h. 28 du soir.
Les C. de la plage sont disparues de 11 heures du matin à 3 h. 40 du soir.
Minuit 30. — Le quart des C. est sur Le sable, trois quarts sur les parois.Cette ascension est contraire à la double oscillation thalassique et iméronyctique. Il y a inversion du rythme normal.
5 h. 30 du matin. —La totalité des C. est concentrée sur la paroi contre la surface libre de l’eau. ILen est de même à 8 heures, 10 heures, 11 heures du matin, 1 heure, 2 heures,
5 heures du soir.
Il a donc suffi que les C. fussent soumises pendant vingt-quatre heures à l’action du dessèchement
En 129 —
pour que, soustraites ensuite à cette action, elles
demeurassent définitivement frappées d’amnésie.
F. — Combinaison des deux causes précédentes
Un bac à marées est construit qui se vide en uneheure trente minutes et se remplit en une heure trente minutes. Dans une moitié de ce bac est disposé du sable en pente ; sur cette pente, quelques dépressions sans profondeur, et propres néanmoins à retenir un peu d’eau, sont ménagées. Si l'on met des C. sur la pente de sable, on peut imaginer, d'après ee qui précède, ce que le rythme de leur palirrimnésie deviendra. Pendant le reflux artificiel, le sable se dessèchera rapidement : les C. auront donc tendance à disparaitre sous le sable pour y trouver plus d'humidité, même si elles sont sollicitées par le souvenir de la mer basse à demeurer à la surface ; à l'inverse, la marée montante artificielle les incitera, concurremment avec le jour, à reparaître à cette surface, même si elles sont poussées par le souvenir de la mer haute à disparaître dans la profondeur.
Le desséchement à périodes rapprochées viendra donc troubler le jeu de la mémoire. Quant aux C. qui, pour éviter le desséchement, se tiendront, pendant le temps ‘de la mer basse artificielle, dans les
petites dépressions d’eau lagunaire ménagées Sur la
pente du sable, elles seront inclinées à se comporter comme dans le cas du vase dépourvu de colonne d’eau, et l’on verra se manifester, sous l'empire de cetle cause, le phénomène de l'oubli prématuré. D'une façon générale, les C. placées dans de telles conditions expérimentales auront tendance à monter avec l’eau et à descendre avec elle. La venue silencieuse de l’eau ne peut les affecter comme le contact brutal du flux naturel ; loin d'évoquer l'image d’un danger auquel il importe de se soustraire, elle procure aux C. la sensation bienfaisante d’un retour aux conditions qui sont la loi de leur vie. Le rythme oscillatoire de la palirrimnésie sera donc combattu par deux causes qui agiront pour conduire les C. à un état d’indifférence à travers une courte période d'ascensions provoquées par le flux artificiel et de descentes déterminées par le retrait artificiel de la mer.
PREMIÈRE EXPÉRIENCE
Premier jour
Pleine mer : 9 h. 59 du matin, — 8 h. 18 du soir.
Les C. sont étalées sur la plage de 10h. 10 du matin à 5 h. 45 du soir.
Des C. sont recueillies sur la plage à 1 heure du soir et placées dans les trois dépressions ménagées sur la partie moyenne de la pente de sable. La durée des marées artificielles est de 1 h. 30. L'eau est entrain de monter. À mesure
que l’eau vient silencieusement agrandir les lagunes où les
C.se tiennent, celles-ci s’étalent davantage ; les G. placées au bord extérieur de leur gisement suivent l'élargissement des frontières de la surface d’eau ; une partie donc des C. se tient sur le sable au centre ‘et au fond de la lagune ; le surplus se dépose successivement sur le sable en cercles ou fragments de cerclesconcentriques qui marquent l’étalement progressif de l’eau. La marée haute du bac ne réalise pas de conditions différentes de celles que les C. trouvent sur le rivageà mer basse puisqu'alors elles y font séjour dans de petites lagunes d’eau assoupie.
A 2 heures, l’eau, dans le bac, commence à descendre. Les C. restent sur le sable abandonné par la mer, mais dont la surface est encore humide et la profondeur imprégnée d'eau. Une partie des C. se laisse cependant glisser sur la pente de
sable à mesure que la mer se retire, et forme à l'extrême bord de l’eau un épais bourrelet vert.
A 2 h. 4o, les dépressions ménagées dans le sable sont elles-mêmes complètement à sec.
Pendant la durée de la mer basse artificielle, la surface d’étalement des C. reste la même. Mais l'intensité de sa couleur diminue un peu, ce qui indique une descente commencée, contre la palirrimnésie, pour trouver davantage d'humidité. Le dessèchement détermine les CG. à se soustraire légèrement à la loi du souvenir.
De 3 h. 30 à 3h. 50, le flux arrive, par infiltration à travers le sable, jusqu'au fond des dépressions. Les C. qui étaient sur les pentes de ces lagunes descendent alors vers l'eau qui arrive ; leur mouvement se manifeste par des trai-
nées verdâtres orientées de la périphérie vers le centre.
Parvenues au contact de l’eau montante, les C. forment à son bord un bourrelet qui s’épaissit.
Aucun phénomène particulier ne se produit lorsque l’eau montante arrive directement au contact des C. au lieu d'y venir après filtration à travers le sable. Le courant est si jent en effet que sa venue ne diffère pas de la venue des eaux d'infiltration.
La marée haute artificielle n'apporte aucun changement en extension à la tache d'étalement; mais celle-ci recouvre son intensité primitive de couleur.
Si les C. obéissent, dans les conditions où elles sont placées, à la palirrimnésie, elles doivent achever, à 5 h. 45 du soir, de disparaître sous le sable.
À 5 h. 45, la marée artificielle est basse : la moitié des C. la disparu, conformément à la palirrimnésie, dans la profondeur. À 6 h. 15, les deux tiers ont disparu sous le sable’ et le tiers demeuré à la surface a sensiblement diminué en intensité.
A 8 heures, la marée haute artificielle coïncide avec la marée haute naturelle : la majorité des C.a reparu sur le sable. Elles y sont attirées par la cessation de l'état de dessiccation, par l'eau tranquille qu’elles aiment, par la umière dont elles ont faim, sans qu'il leur soit possible de satisfaire à la fois à ces goûts et à la mémoire en oscillant dans une masse liquide contenue entre des parois transparentes.
À 9h. 30, la marée basse artificielle coïncide avec la marée haute naturelle ; la tache d'étalement des C. a un peu diminué en extension et davantage en intensité,
Dès le premier jour d'expérience, la palirrimnésie est donc
altérée, non par la marée artificielle puisque celle-ci ne s’ac-
compagne pas d’un choc, mais par le dessèchement, à périodes courtes et répétées, de la surface du sable, et par la suppression d’une colonne liquide que la lumière traverse
librement.
Deuxième jour
Pleine mer : 8 h. 48 du matin. — 8 h. 59 du soir.
Les C. couvrent la plage jusqu'à 6h. ro du matin, et de 10 h. 5o du matin à 6 h. 30 du soir.
5 heures du matin. — Mer basse naturelle, mer haute artificielle ; toutes les C. sont étalées sur le sable.
7 h. £a. — Mer haute naturelle, début de la marée montante artificielle ; presque toutes les C. ont disparu.
8h. 30 — Fin de la marée montante artificielle; les C. ont en partie réapparu sur le sable ; il y a eu, au cours du flux, un mouvement de réascension continu.
De 9 heures à 9h. 30, marée basse artificielle : la tache d’étalement a légèrement diminué en intensité et fortement en extension.
10 h. 15. — Marée haute artificielle : il y a une légère augmentation d'intensité et une forte augmentation d'extension de la tache d’étalement.
Le retrait de la mer sur le rivage y permet, dès 10 h. 50, l'apparition des premières C. À 11 heures commence la marée descendante artificielle. De 10 h. 45 à 11 h. 15, l'intensité de coloration de la tache d'étalement croît visiblement ; son extension reste la même.
11 h. 30. — Sous l'influence du reflux artificiel et du dessèchement qu'il amène à la périphérie, il y a une légère diminution d'extension de la tache d'étalement ; son intensité de
Martin 9
PRE coloration paraît double ce ce qu’elle était à ro heures et 10 h. 30.
1 heure. — Pendant le flux artificiel l'extension de la tache d'étalement grandit à nouveau ; son intensité est la même qu’à 11 h. 30.
Il semble, d’après la différence entre l'apparence des taches d’étalement de 9 h. 30 à 10h. 3oet de 11 heures à 17 h. 15, qu'une portion des C. en expérience, évaluable à la moitié du tout, a été soustraite, dès le début, à la palirrimnésie, du fait du dessèchement périodique produit par les marées artificielles.
3 heures. — Marée basse artificielle : l'extension de l’étalement est la même ; l'intensité de coloration s’est lègèrement affaiblie.
6h. 30. — Marée basse artificielle : il y à une nouvelle diminution d'intensité de coloration, qui est le fait et de la marée basse artificielle et de la marée montante naturelle.
8 heures. — Marée haute artificielle, marée haute naturelle, et, là où le bac est placé, nuit presque complète: la tache d'étalement est, par rapport à son maximum, diminuée de moitié.
10 h. 30. — Marées hautes artificielle et naturelle : la tache d’étalement paraît en voie d'extension.
11 y a donc, pour la moitié des C., disparition de l’oscil-
lation palirrimnésique et de l'oscillation iméronyctique. Troisième jour Pleine mer: 9 h. 22 du matin. — 9 h. 46 du soir.
Les C. sont étalées sur la plage jusqu'à 6 h. 50 du matin,
et de 11 h. 30 du matin à 5h. 15 du soir.
2 heures du matin. — Marée basse naturelle, marée haute artificielle : la tache d’étalement est sensiblement plus considérable qu’à ro heures du soir la veille. Cela est conforme au souvenir de la marée basse naturelle et à la sensation de la marée haute artificielle, mais contraire au fait actuel de la nuit.
5 heures du matin. — Marée haute artificielle, marée basse naturelle; la tache d’étalement est au maximum d'extension et d'intensité.
7 heures. — Marées hautes artificielle et naturelle : la tache d’étalement a diminué en intensité et d'environ moitié en extension sous l'influence du souvenir.
8 heures. — Marées hautes artificielle et naturelle : la tache d'étalement s’est agrandie à nouveau, atteignant presque son maximum d'extension; l’action de la palirrimnésie a donc été de très courte durée ; c'est un signe très net de son affaiblissement.
8 h. 30. — Marées basse artificielle, haute naturelle : il s’est produit, comme à chaque marée basse artificielle, une diminution légère d’extension et plus grande d'intensité.
10 heures. -—- Marées hautes artificielle et naturelle : la tache d’étalement est près d’avoir repris son maximum d'extension.
1 heure du soir. — Marée montante artificielle, marée basse naturelle : la tache d’étalement est à son maximum.
3h.15. — Marées basses artificielle et naturelle : la tache d'étalement n’a subi que la légère diminution d'intensité et d'extension qui est due au dessèchement.
La situation et ses causes sont les mêmes à 5 h. 45.
8 heures du soir. — Marée artificielle à demi descendue,
marée haute naturelle : aucune diminution d'extension ni d'intensité.
8 h. 45. — Marée basse artificielle, marée haute naturelle, nuit faite : aucune diminution. La palirrimnésie semble donc abolie.
10 heures — Marées hautes artificielle et naturelle : lextension a diminué de moitié sous l'influence palirrique ou iméronyctique.
Quatrième jour
Les C. de la plage sont disparues de 7 h. 4o à midi 22 et à 8 h. 10 du soir.
2 heures du matin. — Marées haute artificielle et basse naturelle : la tache d’étalement couvre les trois quarts de sa surface maximum. Il y a donc faible réapparition de la palirrimnésie au détriment de l’iméronyctimnésie.
6 heures du matin. —Marée montante artificielle, marée basse, naturelle: maximum d'extension.
La tache d'étalement reste toute la journée, et jusqu’à 10 heures du soir, à ce maximum d'extension, quel que soit
l’état de la marée artificielle ou naturelle. Cinquième jour
Pleine mer : 11h. 12 du matin. — 11 h. 47 du soir.
Les C. de la plage sont disparues de 8 h. 4o du matin à 1 h. 20 du soir.
2 heures du matin. — Marées basses artificielle et naturelle ; la tache d’élalement est à son maximum d'extension ; l'intensité est un peu diminuée du fait du dessèchement.
Ce maximum d’étalement subsiste à 5 heures du matin et
pendant tout le reste du jour.
L'oscillation thalassique, altérée dès le début de celte expérience,a presque totalement disparu au bout de quarante-huit heures. L'oscillation iméronyctique n’a pas fait l’objet d’une observation pendant la première nuit; mais il a été constaté qu'elle avait en grande partie disparu dès la seconde, et totalement la quatrième. La combinaison du dessèchement à périodes rapprochées et brèves el de l’absence de colonne liquide contenue entre des parois transparentes produit done une altération rapide et pro=
fonde de la mémoire chez les C.
DEUXIÈME EXPÉRIENCE
Premier jour
Pleine mer : 3h. 3 du matin. — 3h. 33 du soir. Les C. de la plage sont disparues de 1 heure du soir à
Les C. sont placées dans le bac à marées à 10h. 30 du
matin.
10 h. 30. — Marées basses artificielle et naturelle : toutes les C. se disposent à la surface du sable. Pendant la marée montante artificielle, elles s’étalent progressivement à cette surface.
11 h. 15. — Marée haute artificielle, marée basse naturelle : la tache d’étalement est à son maximum d'extension et d'intensité.
r heure du soir. — Marée basse artificielle, marée haute
naturelle : un tiers de la tache d’étalement subsiste avec une intensité de couleur atténuée,
1 h. 45. — Marée montante artificielle, marée haute naturelle : à mesure que, dans le bac, la marée monte, les C. réapparaissent sur le sable ; les deux tiers y sont étalés déjà, contrairement aux exigences du souvenir.
2 heures. — Marées hautes artificielle et naturelle : la moitié des C. est étalée surle sable : il y a retour offensif de la mémoire.
3 h. 30. — Marée basse artificielle, marée haute naturelle: le tiers seulement est sur Le sable ; la tache d’étalement est réduite par la dessiccation.
5 h. 30. — Marées hautes artificielle et naturelle; les deux tiers sont étalés sur le sable.
8 heures. — Marée haute artificielle, marée basse naturelle : toutes les C, sont sur le sable ; leur tache d’étalement est au maximum d'extension et d'intensité.
Il en est de même à 10 heures et à minuit.
Dès le premier jour d'expérience, la moitié au moins des C. est frappée de palirri-amnésie, et, dès la première nuit, la totalité est atteinte d’iméronycti
amnésie. Il est vrai que la nuit prochaine est celle où la lune atteint son plein.
Deuxième jour
Pleine mer : 4 h. 1 du matin. — 4 h. 29 du soir.
Les C. de la plage sont disparues jusqu’à 6 h. ro du maün et de 2 heures du soir à6 h. 4o.
2 heures du matin. — Marées hautes artificielle et natu-
relle :
des 139 — il y a, par rapport à minuit, une très légère diminution d extension de la tache d’étalement.
Aucune modification n’est constatée à 4 heures ni à 6 heures du matin.
9 heures du matin. —Marée haute artificielle, marée basse naturelle : la tache d'étalement a repris son maximum d’extension.
6 h. 30 du soir. — Marées hautes artificielle et naturelle : il s’est produit une diminution d’extension peu sensible.
10 h. 30. — Marées basses artificielle et naturelle: l’exten-
sion est à son maximum, l'intensité de couleur est atténuée,
Dès le second jour d'expérience, on peut dire que la totalité des C. est frappée de palirri-amnésie. Quant à l’iméronycti-amnésie, elle subsiste aussi complète que pendant la première nuit ; nous sommes, il est vrai, au temps de la pleine lune.
Troisième jour
Pleine mer : 4h. 54 du matin, — 5 h. 20 du soir.
Les C. s’étalent sur le rivage de 7 h. 5 du matin à 2h. 50 du soir.
2 heures du matin. — Marées basses artificielle et naturelle : les C. sont à leur maximum d’étalement : il n’y a pas atténuation de l'intensité de couleur de leur gisement.
Il en est de même à 5 heures pendant marée basse artificielle et marée haute naturelle, à 8 heures pendant marées basses artificielle et naturelle, à 9 heures pendant
marée haute artificielle et marée basse naturelle.
RO
À 9h. 19, les C. sont retirées du bac et placées dans un verre garni de sable et empli d'eau de mer.
9 h. 30. — Toutes les C. sont sur le sable, à l'exception de quelques-unes qui sont montées contre la paroi jusqu'à la surface de l’eau.
10 heures. — Un tiers est sur le sable, deux tiers le long des parois et accumulées contre la surface libre de l’eau. | Ilen est de même à 1 h. 30 du soir et à 2 n°790:
3 heures. — Début de la descente, la moitié des C. couvre le sable, l’autre moitié reste contre la partie supérieure de la paroi. Or, dans le lot-témoin, dès 2 h. 50, le cinquième seulement des C. était encore le long de la paroi; le surplus
était partie sur et partie sous le sable.
4 heures. — Les deux tiers sont sur le sable. 5 heures. — Les trois quarts.
Gh. 30. — La descente complète estachevée: un tiers des
GC. est sous le sable, deux tiers sur le sable.
Il ne subsiste donc, chez les C. soumises pendant quarante-huit heures aux conditions de notre expérience, puis soustraites à ces causes perturbatrices, qu'une très légère influence palirrimnésique seulement capable de hâter la descente provoquée par le déclin du jour.
G. — Eau oxy génée neutre
Les C. témoignent, à l'égard de son action cautérisante, la plus vive sensibilité. Dans 100 centimétres cubes d’eau de mer addilionnée de o eme. 5
d’eau oxygénée neutre, elles meurent en deux heures. Elles vivent une vingtaine d'heures dans 180 centimètres cubes d’eau de mer additionnée de o emc.1 d’eau oxygénée neutre ; mais il y a suppression de tout mouvement oscillatoire.
H. — Gaz carbonique
PREMIÈRE EXPÉRIENCE
Mélange de 90 centimètres cubes eau de mer et 10 centimètres cubes eau de Seltz.
L'amnésie est immédiate et générale. Le deuxième jour, la moitié des C. meurt, et, le troisième jour, l’autre moitié. Pendant les deux nuits de l'expérience (époque de la nouvelle
lune), il y a centrifugation de toutes les C.
DEUXIÈME EXPÉRIENCE
Mélange de 95 centimètres cubes eau de mer et 5 centimètres cubes eau de Seltz.
Le premier jour, à l'heure du flux, les C. se tassent à la surface du sable où elles étaient jusque-là étalées, et un petit nombre disparaît sous le sable; mais, deux heures plus tard, elles sont à nouveau toutes étalées à la surface du sable. Le deuxième jour, l'amnésie est complète. Pendant les deux nuits — les mêmes que celles de la première expé-
rience — se produit la centrifugation de toutes les C.