V., aux Documents, le tableau des mouvements des C
UE
TROISIÈME EXPÉRIENCE
Trente minutes de courant maximum au cours de l’heure qui précède celle où la mémoire doit agir.
Pendant que le courant agit, toutes les C. se réfugient sous le sable. Le courant cesse quinze minutes avant l'heure du flot montant. Les C. restent sous le sable après la cessation du courant, pendant toute la durée de la mer haute, et pendant une heure trente minutes après le retrait de la mer. Elles couvrent alors la surface du sable et y restent pendant toute la nuit et tout le jour qui suivent. Pendant la seconde nuit, elles se répandent sur les parois, et, au matin du deuxième jour, redescendent à la surface du sable.
Le premier jour par conséquent, elles s'enfoncent dans le sable sous l’action du courant électrique lancé peu de temps avant que la mémoire doive agir ; elles y restent tout le temps et même plus que le temps de la mer haute, sans que l’on puisse distinguer l'effet de l'électricité de l'effet du souvenir. L’expérience suivante va montrer que la palirrimnésie a très probablement agi un peu. Mais, le lendemain, l’amnésie est absolue. La deuxième nuit se produit le phénomène de centrifugation qui ne s'était pas produit pendant la première ; on est cependant au cours de la nouvelle lune ; il y a donc
trouble de l’oscillation iméronyctique.
QUATRIÈME EXPÉRIENCE
Trente minutes de courant maximum cinq heures avant que
la mémoire ne doive agir.
De la vingtième à la trentième minute du passage du courant, le quart des C. — celles qui sont au voisinage de l’anode — disparaît sous le sable. Le surplus demeure sur le sable et le long des parois. Une heure après le passage du courant, toutes les C. sont à nouveau à la surface du sable, sauf un dixième le long de la paroi. A l'heure du flux, toutes les C. se rassemblent à la surface du sable et se tassent ; deux heures après, elles s’étalent à nouveau sur la sable. A cela se réduit l'influence palirrimnésique le premier jour. La nuit suivante, ily a centrifugation des C. bien que l’on soit au cours de la nouvelle lune. Le deuxième jour, palirri-amnésie absolue, maïs le tiers des C. exécute la partie diurne de l'oscillation iméronyctique : elles s'élèvent le long de la paroi de 10 heures du matin à r heure du soir, et redescendent sur le sable de 1 heure à 6 heures du soir. La deuxième nuit, à nouveau, phénomène de centrifugation.
On peut donc dire qu'il y a abolition presque complète de la palirrimnésie le premier jour, et complète le deuxième, avec altération du rythme iméronyctique, lorsqu'on fait passer, dans 170 centimètres cubes d’eau de mer, pendant trente minutes, le courant maximum de la machine électri-
que médicale Chardin.
CINQUIÈME EXPÉRIENCE
Une heure de courant maximum, deux heures avant que la mémoire ne.doive agir.
Après trente minutes de courant, la moitié des C. a dis-
paru sous le sable ; quinze minutes après la cessation du
courant, les trois quarts ont disparu sous le sable ;une heure plus tard, toutes sont à la surface du sable.
Ilen est de même à l'heure du flux, sauf que les C. ne sont ni étalées ni tassées sur le sable, mais à demi enfoncées parmi les grains de sable superficiels ; il y a affleurement des C. à la surface ; une demi-heure plus tard, elles affleurent moins encore. Il y a là un effet palirrimnésique certain. Mais, une heure trente minutes plus tard, c’est-à-dire deux heures après l'heure du flux, les C. reviennent s’etaler à la surface du sable.
Les deuxième et troisième jours, l'amnésie est complète. A peine y a-t-il esquisse d’une oscillation iméronyctique : de 11 heures à 2 heures, un petit nombre de C. monte sur la base de la paroi pour en redescendre de 2 heures à 4 heures. Ine se produit, la nuit, aucun phénomène de centrifugation.
L'action de une heure de courant maximum est sensible-
ment la même que celle de trente minutes du même courant.
SIXIÈME EXPÉRIENCE (1
Les électrodes sont placées dans deux vases différents.
Trente minutes de courant maximum, trois heures avant celle où la mémoire doit agir.
Le premier jour, la descente palirrique est plus lente, plus tardive et moins générale que dans le lot témoin. Le deuxième jour, l'oscillation valirrique porte, le matin, sur
la moitié des C., et, le soir, sur le tiers ; elle est très lente