V., aux Documents, le tableau des mouvements des C
mais double de celui de la solution précédente, obéit à l'iméronyctimnésie. Le deuxième jour, moins du quart exécute l'oscillation thalassique, et, la moitié, l’oscillation iméronyctique. Les trois jours suivants, il y a palirri-amnésie, et le dixième seulement des C. se conforme à l’iméronyctimnésie,
4. — 0,5 0/0. — Le premier jour, les deux tiers font l’oscillation iméronyctique. Le deuxième jour, le quart fait l’oscillation thalassique, et, la moitié, l’oscillation iméronyctique. Le troisième jour, il y a palirri-amnésie. L'oscillation iméronyctique est exécutée, le troisième jour, par le cin-
quième, et, les deux jours suivants, par le dixième des C.
y a donc parallélisme entre l’action physiopathologique et l’action psychopathologique de l'eau de mer alcoolisée, et son action pathogène croît en raison de son degré d’alcoolisation.
D. — Eau de mer sucrée
Des expériences, sur la durée de vie des C. placées dans diverses solutions sucrées, ont donné les résultats suivants :
La glucose est très toxique. En solution à 5 oJo dans l’eau de mer, elle provoque de la suractivité et, en vingl-quatre heures, amène la mort. Il en est de même avec la solution de 2, 5 0/0 de glucose dans l’eau de mer ; mais la suractivité du début est moindre.
La lévulose est moins toxique. Les C. vivent quarante-huit heures dans une solution d’eau de mer
contenant 5 0/0 de lévulose, et de trois à quatre fois vingt-quatre heures dans une solution à 2, 5 0/0. Elle provoque de la suractivité, mais légèrement supérieure à l’activité normale.
La saccharose est la plus favorable. En solution à 5 oJo dans l’eau de mer, elle permet aux C. de vivre quatre fois vingt-quatre heures ; à 2,5 0/0, douze fois vingt-quatre heures. Elle provoque de l’activité légèrement supérieure à la normale.
Les sucres apparaissent donc à la fois comme un aliment qui est aussitôt dépensé et produit ainsi un accroissement d'activité, et comme un agent d’usure, d’épuisement et de mort, par l’effet d’un excès dans les échanges auquel l'organisme ne peut plus finalement suffire, c’est-à-dire à raison d’un dynamisme osmotique trop intensément prolongé et qui détruit l'équilibre biochimique du vivant soumis à l’expérience.
Dans l’eau douce, les C. meurent en une à vingt secondes. Dans une solution de 10 0/0 de saccharose dans l’eau douce, en vingt à trente secondes. Dans un mélange de un tiers d’eau douce et deux tiers de la solution 10 o/o de saccharose dans l’eau douce, en vingt à cinquante secondes. Dans un mélange de moitié eau douce et moitié de la précédente solution, en vingt à cent vingt secondes.
Dans un mélange de un tiers d’eau de mer et deux tiers de la solution de 10 0/0 de saccharose dans l’eau douce, ou moitié d’eau de mer et moitié de cette solution, les OC. vivent douze fois vingt-quatre heu-
res. Le o/o de sucre est 6,66 dans le premier cas, 5 dans le second. Dans l’eau de mer additionnée d’eau douce sucrée, les C. vivent plus longtemps que dans l’eau de mer directement sucrée.
D’expériences faites à Paris sur la durée de vie de Polycælis nigra dans les solutions sucrées, il résulte que les différents sucres se rangent dans le même ordre de toxicité que pour les C. Piacée dans une solution au 1/50 de glucose dans l’eau douce, Polycælis nigra se dissocie au bout de vingt-quatre heures ; dans une semblable solution de lévulose, au bout de quarante-huit heures ; dans une semblable solution de saccharose, au bout de cinq fois vingtquatre heures.
L'influence pathogénique des différents sucres sur la mémoire de C. a été étudiée avec les solutions suivantes (1) :
Solution 1. — 5 0/0 de glucose dans l’eau de mer.
— 2.—2,50/0 — — — 3. —5 0/0 delévulose — — &.—2,5 0/0 — — 5. —5o/o de saccharose — — 6.—2,5 o/o — — — 7.— Un tiersd’eau de mer plus deux tiers d'une
solution de 10 0/0 de saccharose dans
l’eau douce.
— 8. — Moitié d’eau de mer plus moitié d’une solution de 10 0/0 desaccharose dans l’eau douce.
Solutions r et 2.— Les résultats ont été les suivants :
Solutions 1 et2.— Les solutions de 5 o/o et 2,5 o/o de