V., aux Documents, le tableau des mouvements des C
glucose entraînent une inhibition immédiate, complète et définive de toute oscillation mnémonique. La mort survient au bout de trente-six heures.
Solution 3 : lévulose à 5 0/0. — Quelques rares C. exécutent l'oscillation iméronyctique pendant trois jours, puis rejoignent les autres C. au fond du vase et n’en bougent plus.
Solution £ : 2,5 o/o de lévulose. — Le premier jour, le cinquième des C. exécute l’oscillation iméronyctique. Les deuxième et troisième jours, quelques rares C. y participent. Le quatrième jour, elles ne quittent pas le fond du vase.
Solution 5 : 5 o/ode saccharose. —Les premieret deuxième jours, quelques rares C. accomplissent l’oscillation iméronyctique. Le troisième jour, elles restent au fond. Le quatrième, elles meurent.
Solution 6 : 2,5 o/o de saccharose. — Le premier jour, le cinquième des C. fait l’oscillation iméronyctique. Les deuxième et troisième, moins de moitié fait l’oscillation thalassique, et les deux tiers l’oscillation iméronyctique ; la nuit, le quart des C. manifeste des troubles iméronyctiques. Le quatrième jour, il ÿy a palirri-amnésie, et les trois quarts accomplissent l’oscillation iméronyctique.
Solution 7 : un tiers d’eau de mer plus deux tiers d’une solution de 10 o/o de saccharose dans l’eau douce. — Les deux premiers jours, il y a oscillation iméronyctique d’un très petit nombre de C., avec troubles nocturnes. Les deux jours suivants, le même petit groupe fait cette oscillation sans qu'elle soit troublée la nuit.
Solution 8 : moitié d’eau de mer plus moitié d’une solution de 10 0/0 de saccharose dans l’eau douce. — Le pre-
mier jour, le quart des C. exécute l’oscillation iméronyctique,
mais, la nuit, la moitié en renverse le rythme. Le deuxième jour, plus de la moitié exécute l’oscillation thalassique, les trois quarts l’oscillation iméronyctique ; mais, la nuit, lestrois quarts en renversent le rythme. Letroisième jour, le tiers observe la première oscillation, les trois quarts la seconde ; mais, la nuit, il y a trouble iméronyctique pour le quart. Le quatrième jour, il y a palirri-amnésie, et le tiers seulement
des C. exécute l’oscillation iméronyctique.
D'une façon générale donc, la glucose est plus perturbatrice que la lévulose, et celle-ci l’est davantage que la saccharose ; l’action psychologique de leurs solutions est parallèle à leur action physiologique.
Si l’on admet que les troubles nocturnes sont attribuables à l'influence de la pleine lune (1), les mélanges d’eau de mer et d’une solution de sucre dans l’eau douce sont moins défavorables à la mémoire que les solutions de sucre dans l’eau de mer, ce qui est encore conforme au parallélisme entre l’action psychologique et l’action phyiologique des solutions. Enfin l’état psychique des C. est meilleur dans le mélange avec moitié d’eau de mer que dans le mélange avec un tiers d’eau de mer : le premier se rapproche du milieu normal plus que ne s’en rapproche le second.
E. — Lait
Trois expériences sont faites avec 10 centimètres
r. Ces expériences ont été faites au moment de la pleine lune,
cubes de lait, 5 centimètres cubes, 2 centimètres cubes pour 100 centimètres cubes d’eau de mer. Dans les trois cas, il y a inhibition immédiate et générale de tout phénomène de mémoire.
F. — Café
Deux expériences sont faites avec 10 centimètres cubes et 5 centimètres cubes de café pour 100 centimètres cubes d’eau de mer. L’amnésie est immédiate et générale. ‘
G. — Urine
Trois expériences sont faites avec 10 centimètres cubes d’urine, 5 centimètres cubes, 2 centimètres cubes pour 100 centimètres cubes d’eau de mer. L’amnésie est immédiate et générale.
H. — /ntoxication des C. par l’eau non renouvelée du bocal
Lorsque du sable emprunté à la grève garnit le ‘fond du vase où sont placées les C. en observation, au bout d’un temps variable et sous l'influence des décompositions organiques dont ce sable est le siège, l’eau se corrompt. Il se produit alors, ou brusquement, une inhibition complète et définitive de toute activité mnémonique, ou progressivement une altéralion de celle-ci, soit que les oscillations s’accom-
plissent avec plus de lenteur et moins de synchronisme, soit que le nombre des C. qui cessent d'y obéir devienne plus considérable. Si l’eau est renouvelée, le rythme reprend aussitôt avec plus de force et de régularité. Mais on ne peut la renouveler ainsi à plusieurs reprises sans mettre en jeu une cause mécanique d’altération de la mémoire.