‹ La memoire d'un pere comedievaudeville en un acteChapitre 1 sur 21 · ALBERT VERNIER, AMÉLIE · texte numérisé non relu

ALBERT VERNIER, AMÉLIE

(Alb rl tit endormi d.,ns son r.iiteiiil, une lom[ic brâte encore sur son bur. an,)

AMÊtIR , rntnint avec précaution par U failli. Il est seul; ces livres, cette iampe qui sVieint... il a passé la niiità travailler. (^Iiiel amour pour sa prorcsslonï

ALBEax , j*rvr/7/r#rt/ et suai voir Amélie.

Je m’étais endormi ?... Il fait grand jour... aclievuiis mou plaidoyer. [U ra~ masse sua cahier i/iii riait lomlé à ses

’ t.rs ar leurs sont pisrê» en lêle de eba,ue scène comme ils dois eut l'èlre sur te ihrôlre; le premier inseiil lirni l.iiijours en scène ta gauche du sperlatrnr, cl ainsi de suite; 1rs rbangrmensde nnsition dans te routant des srènrs sont indicjuès pur des notes au nas ues pages.

pieiis.)Oxxen étais-je resté 1 {Il piaille.) » Je a n'iusisterai pas davantage , messieurs les a juges, surdes faits aussi clairement étaa blis? Loiu de nous la pensée de priver a une jeune fille d'un nom qui lui a|>a partiendrait... un enfant de la fortune a de son père.'... personne, plus qrjc a nous , messieurs , ne respecte les liens a sacrés de la famille ; et c’est ce respect a iiiéine qui , aujourd’hui , nous fait élc- • ver la voix en faveur de l’héritier h'gia tinte, contre de vaincs prétentions dont a vous ferez justice dans rinterêc de la srja ciété tout entière. »

AMÉLIE, t’interrompant. A merveille .'

ALBERT, se levant. Amélie I c'est vous!

AMÉLIE. Moi-méme, qui sans trop cagNIter les règles de la bienséance , siMUescenduc vous faire une visite Un peu matinale. t

LS MàSlilM TSilTlAU

ALBERT. Comment tous peindre ma joie , ma reconnaissance ?

AMELIE. Vous ne m’eu devez point , Albert , car une affaire importante m’appelle seule auprès de vous.

ALBERT. Parlez , chère cousine.

AMÉLIE. D’abord je commencerai par TOUS gronder.

ALBERT. Moi !

AMÉLIE. Malgré les conseils de vos amis , malgré la promesse que vous m’en aviez faite, vous avez encore travaillé toute la nuit.

ALBERT. Ah ! celte fois , cela était indispensable : un procès que je dois )>laider aujourd’hui , et dont ou m a parle hier seulement.

AMÉLIE. Et votre santé, Albert!

ALBERT

Air ; Aux Utns heureux île la cheralerie.

Tanl iTinlirél!... j'tn ai l'ame ravie !

AnÉLir.

Monlr»-vou> Jonc, inonjieur, obéilsanl.

ALBERT

Mais , entre nous, convenea, Amélie,

Oue voire coeur esl parfois eaigcanl.

Garçon, jo puis, sans crainJre qu’on me bUme,

Passer les nuits... qui peut m’en enipicher ?

{Teniiremenl.)

Que n’est-ee, hi'Iss ! un larcin que ma femme,

Avec raison puisse me repioeher!

AMÉLIE. De gr.lce, monsieur Vernier, pas un mot de nos projets de mariage...

ce soir libre à vous de venir me faire votre cour. Je serai charmée de vous recevoir ; mais pour le moment , ne voyez en moi qu’une cliente.

ALBERT. Une cliente...

AMÉLIE. Oui... il s’agit d’im procès sur le point d’être jugé, et qui heureusement ne me touche en rien ; une jeune (ille dont la situation est on ne peut plus intéressante , m’a été vivement recommandée par une de mes parentes... jedt'-sire, s’il en est teins encore , quelle prenne vos conseils.

ALBERT. Disposez de moi , veuillez me dire.

AMÉLIE. Elle vous donnera elle-même des détails qui perdraient de leur intérêt en passant par une bouche étrangère. Je réclame pour elle toute votre indulgence; car elle est jeune, timide, du reste sa physionomie prévient en sa faveur.

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