IIC.NRIETTE. Il en existe , monsieur
ALRERT. Eu vérité i hdtez-vous donc de les produire.
HENRIETTE, Ilélas! je ne le puis.
ALBERT. Comment se fait-il?...
HENRIETTE. Ma mère me l’a répété souvent : issue d'une famille honorable , mais que def revers de fortune avaient réduite à la misère , elle se trouva bien jeune privée de scs païens. Torcée d’avoir rceniirs au travail pour exister.... le hasard la lit entrer chez M. de Sauvagny iioiir tenir sa maison... monsieur le comte i’aim.i ; mais trop fier pour la nommer publiquement sa femme , il l’éponsa sccrètement'dans une petite ville de la Vendée , qui fut , tour à tour , saccagée par les partis ! Ainsi disparurent les traces de ce mariage ; bientôt M. de Sauvagny , honteux de ce qu’il appelait une mésalliance, confina ma mère dans un village... que pouvait-elle faire, sans appui, sans amis, contre un homme puissant ? Elle cacha sa douleur et ses larmes... cependant mon père, pour la rassurer sur l’avenir de son enfaut, lui fit voir Iriir acte de mariage qu'il avait conservé ; il lui donna l'assurance qu'il allait le coiiber à un homme de loi , de ses amis, d'une probité connue^, et qui le rendrait public après sa mort...
ALBERT. Il se pourrait..
HENRIETTE. Oli ! monsieur, vous ne prêterez point l'appui de votre talent pour faire triompher une injustice !
ALBEBT. Sicile disait vrai!...
HENRIETTE. Je nc VOUS trompe point , monsieur ; j’étais bien jeune alors , et cependant il me semble encore avoir devant les yeux ma mère toute en pleurs , et mon père lui montrant cet acte, dont une claii.se, disait-il, devait après lui assurer notre fortune, il était rciifermé
dans une boite d’ébène que je crois voir encore.
ALBERT. Une boite d’ébène.
HENRIETTE. Je la reconnaîtrais quand mou œil serait ù demi fermé par la mon. ..
Des armoiries une couronne de
comte. .. .
ALBERT. Grand Dieu?... là... tout .s riieure.
HENRIETTE. Connue il est agité!...
ALBERT, il piirt. Si c’était... (//u.vZ.) Mademoiselle... je vous l'ai dit... je la; pui.s rien pour votre cause ; suiiliVi.z que...
HENRIETTE. O cicll... VOUS auials-je offensé sans le vouloir.
ALBERT. Je lie me sens pas bien... je désire cire seul...
HENRIETTE. Je mc relire... Comme il me regarde! il méfait peur, cornons prévenir m.adame d’Ei iiiilly.
( Kîle loii.)