‹ La memoire d'un pere comedievaudeville en un acteChapitre 17 sur 21 · JOSEPH, ALBERT · texte numérisé non relu

JOSEPH, ALBERT

JOSEPH. Midi , monsieur , vous n’y pensez pas ! et l’audience ?

ALBERT, avec distraction. L’audience !

JOSEPH. Je vois ce que c’est ; vous voilà comme monsieur votre père.

ALBERT. Mon père....

JOSEPH. Quand il s'agissait d’aller plaider une affaire douteuse , on ne pouvait pas l’arracher de son cabinet.

ALBERT. Que veut-il dire ?

JOSEPH. Tenez, monsieur Albert, je arierais que vous n’avez déjà plus si onne idée de la cause de M. deSauvagny.

ALBERT. Comment?

JOSEPH. Pour mon compte , je ne sais vraiment plus qu’en penser ; depuis ce matin j’ai appris bien des clioses.

ALBERT. Explique-toi.

JOSEPH. D’abord, je vous ai toujours soutenu ouc Rose Brizard était une brave fille . . . chacun s’intéresse au sort de son enfant. Tout à l’heure , quand je suis allé au palais porter votre robe , il n’y avait qu’une voix là-dessus.

ALBERT. Est-il possible?

JOSEPH. On disait même qu’il était venu du pays des gens qui , dans les tems , avaient été témoins du mariage...

ALBERT. Ainsi donc , tout ne serait pas désespéré.

JOSEPH. Et au’ib le soutiendraient devaut le tribunal.

13 LB MAOUItt

ALBBnT. Oli ! oui , car le ciel ne doit pas permettre qu’une si grande injustice s’accomplisse ! Josepli , mon bon Joseph , si tu savais le bien que tu me fais...

JOSEfil. Qu’est-ce qu’il y a donc ?

ALBEitT. Je serai là je veux être

certain que rien ne manquera à sa défense... Le ciel m’inspirera peut-être quelques-unes de.ces paroles qui entrainent , c|iii subjuguent. Courons , courons à raudiciicc.

(Il sort par la petite porte ^ gauche.)

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