JOSEPH, ALBERT
JOSEPH. Midi , monsieur , vous n’y pensez pas ! et l’audience ?
ALBERT, avec distraction. L’audience !
JOSEPH. Je vois ce que c’est ; vous voilà comme monsieur votre père.
ALBERT. Mon père....
JOSEPH. Quand il s'agissait d’aller plaider une affaire douteuse , on ne pouvait pas l’arracher de son cabinet.
ALBERT. Que veut-il dire ?
JOSEPH. Tenez, monsieur Albert, je arierais que vous n’avez déjà plus si onne idée de la cause de M. deSauvagny.
ALBERT. Comment?
JOSEPH. Pour mon compte , je ne sais vraiment plus qu’en penser ; depuis ce matin j’ai appris bien des clioses.
ALBERT. Explique-toi.
JOSEPH. D’abord, je vous ai toujours soutenu ouc Rose Brizard était une brave fille . . . chacun s’intéresse au sort de son enfant. Tout à l’heure , quand je suis allé au palais porter votre robe , il n’y avait qu’une voix là-dessus.
ALBERT. Est-il possible?
JOSEPH. On disait même qu’il était venu du pays des gens qui , dans les tems , avaient été témoins du mariage...
ALBERT. Ainsi donc , tout ne serait pas désespéré.
JOSEPH. Et au’ib le soutiendraient devaut le tribunal.
13 LB MAOUItt
ALBBnT. Oli ! oui , car le ciel ne doit pas permettre qu’une si grande injustice s’accomplisse ! Josepli , mon bon Joseph , si tu savais le bien que tu me fais...
JOSEfil. Qu’est-ce qu’il y a donc ?
ALBEitT. Je serai là je veux être
certain que rien ne manquera à sa défense... Le ciel m’inspirera peut-être quelques-unes de.ces paroles qui entrainent , c|iii subjuguent. Courons , courons à raudiciicc.
(Il sort par la petite porte ^ gauche.)