SCENE XIV
ALBERT, seul.
Eli I tout autre A sa place n*agiralt-il pas ainsi ? il ignore cet affreux secret que je sais seul avec Amélie!... avec Amélie!
qui déjà n’est plus rien pour moi !
Qu'importe mon amour dédaigné , mon désespoir ? le sort de cette jeune fille doit seul m’occuper !... dans un instant sa ruine sera consommée, et c’est mon père, et c'est moi!... non, cela ne peut pas être, cela ne sera pas. Au lieu d'en appeler à la générosité de cet boinme , à sa pitié, j’aurais dû toutlui avouer.. .toutluiavouei-!..
ma langue se serait glacée, avant de laisser échapper cette fatale révélation... cependant, le silence est un crime!... ce que ma bouche n'aurait pu prononcer , ma main peut-être aura la force de l'écrire... (// se melàsiin hureauetécrit.)Qmaa Dieu! donnemoi du courage , car il en faut pour renoncer à l'cstiine publique , pour appeler
sur soi la honte et l'infamie! oui... à
ses yeux, je serai seul coupable... pourquoi deux victimes , quand je puis leur en arracher une? j’assumerai sur ma tête tout le blâme de ce forfait, et U mémoire,
b mon père, ne sera pas souillée I.....
Allons, point de faiblesse... {Il sonne , un fli>mcsli(/Hr panât.') Cette lettre à M. de Sauvagiiy ; à lui iiiêiiie , vous m’entendes {Fausse soriie du dameslir/ue.) Ce n’est point assez... il faut aussi qu’elle sache.
{Il ! appelle h dumes/rçue.) Philippe , vous passerez en même teins chez madame d’Ermilly ; vousdii'ez à la jeune personne qui, depuis hier habite chez elle, que j'ai quelque chose d’important à lui communiquer. {Le damestitfue sort. It se lèue.) C’en est fait ■ maintenant il est quelqu'un devaut tiui il me faudra baisser les yeux !
S’il est honnête lioiiime, il laissera à la jeune fille le nom et la fortune qui lui apparlicnnent. Quant à moi , je n'aurai p.as long-tems à rougir.