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COMMENT NOUS RECONNAISSONS

talions anciennes conservées dans l’écorce el qui réapparaissent à l’occasion de cette stimulation nouvelle; mais parce que nous le comparons à la masse des autres représentations et sensations nouvelles qui, à chaque instant, affluent dans la conscience. Les circonstances de son apparition, la netteté de ses détails obtenue sans elTort d’attention, nous la font apparaître avec le caractère spécial de souvenir, de déjà vu. Les images associées qu’elle rappelle, surtout si elles sont inconciliables, nous renseignent sur la l'réquencc des stimulations qui ont fixé l’image-souvenir, sur le nombre de fois qu’elle s’est formée antérieurement. Que le souvenir ait un caractère de déjà vu, et que le caractère de souvenir finisse dans certaines circonstances s’attacher à des images qui en fait se forment pour la première fois, nul n’oserait en douter. Nous en reparlerons à propos des paramnésies.

Keconnaître n’est pas toute la mémoire d’identification. Quand un souvenir nous apparaît, si notre mémoire était parfaite, nous pourrions dire condiien de fois, dans (fuel ordre et à quel moment firécis de notre existence la stimulation qui l’a engendrée s’est antérieurement firoduite et rcfiroduite.

En fait, nous ne [larvcnons à localiser dans le passé qu’approximativement et en nous aidant de (loints de repère.

Nous allons pa.sser en revue, dans un fircmicr chapitre, quelques observations recueillies sur la mémoire de reconnaissance et, dans un deuxième clia|)ilre différents travaux de laboratoire se rapfiortant au meme sujet.

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