‹ La mémoireChapitre 24 sur 148 · M. UiBoT. Op. cil., p. loS · texte numérisé non relu

M. UiBoT. Op. cil., p. loS

3. Duobiscii. Empirische J^sycliologie, [>. (j5, citi; [lar M. Riuot. Op. cil., p. io4.

mémoire des chiffres et a pendant trente ans été employé dans l’administration des jiostes où il révisait des additions. ÎMais anx autres points de vue, sa mémoire est très faible, et il se perd dans notre jardin qui n’a pas trois cents mètres de superficie \ »

De l’ensemble des observations que je viens de rapporter, semble ressortir que les mémoires spéciales congénitales ou acquises correspondent à un développement trop faible ou à une véritable atrophie des autres mémoires ; l’exemple de ^Iozart dont la mémoire kinesthésique était prodigieuse pour les mouvements de virtuosité, et qui était d'une maladresse insigne pour couper ses aliments; le fait bien connu de la distraction et de la gaucherie des artistes mis en parallèle avec les faits cliniques cités plus haut, semblent justifier les conclusions de M. Roullaro sur la véritable signification des bvpermnésies.

L’hypcrmnésic, dit cet auteur, n'existe pas. — Au point de vue de la mémoire de fixation, c'est é^idenl. — On peut appeler ptyalisme l'excrétion excessive des glandes salivaires, et polyurie la miction exagérée, patbologifpie. Mais dans la mémoire, on ne peut (ixcr })lus que ce qu’on mol ; l'bvpormnésio apparaît tlonc comme une mémoire plus parfaite ipie celle ipii .se trouve chez la généralité des hommes. Dans la |)luparl des cas (rbv|iermnésie pathologique, l'inlensilé exagérée de la mémoire ajiparaîl surtout pour la faculté de reproduction ; certaines conditions de la circulation générale ou locale délermineni le ré\eil de souvenirs dont la trace n'est guère profonde. Alais il

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