I.ES TAPES DE MÉAIOIRE 6q
la récapitulation générale 17 sur !\Ç) soit en chifTre rond 4".
r.a faiblesse relative de la mémoire visuelle ou mieux visuelle motrice est démontrée par une autre sorte d’expériences portant sur « la mcmoire visuelle de la forme ».
Lonrjueurs. Test employé : regarder durant 5" une ligne tracée à l’encre noire sur une feuille de papier blanc et, aussitôt a[)rès, la reconnaître sur un tableau où cette ligne se trouve au milieu d’une échelle de lignes de ditférentes grandeurs
•le ne décris pas ici le procédé opératoire. J’en reparlerai plus loin ; je note seulement la conclusion. « M. ZoE.A, '\ fois sur 5, indique une ligne voisine; mais il s’esi cf)nstamrnent trompé, alors que ne se sont trompés que 5o pour 100 des enfants appartenant au cours su[)érieur. » Le sens de ces erreurs est le meme que celui qui se constate chez les enfants des écoles, il raccourcit les lignes.
.\u point de vue de la mémoire visuelle motrice, ,M. ZoE.A est donc aii-dessf)us de la moyenne.
M. Zoi. \, invité à re])roduire des (igures géométriques et dos dessins immédiatement, dans leur grau deur, après les avoir regardés durant 5", exécute des reproductions fort fléfeclueuses. « Ces tests montrent surtout, dit l’auteur', qucM. Zoi.a n’a pas d’éduca tion géométrifpie, car une [)crsonne familiari.sée avec
1. Test eni|itov(; par MM. Bim;t et Ilr.MU [)onr mesurer te (lévetoppemeiil de ta mémoire visiicttc ctiez les entaiils. /Ir’i'uv gcn. des .Sciences, i.À mars
2, M. Toli.ousk. Op. cil., [). 2o'(.
les malliématiques aurait décomposé les dessins en leurs éléments (un rectangle et deux losanges)’ et leur mode d’assemblage. »
La mémoire des couleurs ne paraît pas plus intense que la mémoire visuelle motrice. M. Toulouse a appris que « M. ZoL.v se rappelle les choses beaucoup par leurs coideurs, aillant que par leurs formes w.
Les tests employés pour mesurer la mémoire des couleurs chez jM. Zola étaient des rubans de laine diversement teintés. 11 fallait regarder un de ces rubans pendant lo" et le retrouver au milieu de 120 échantillons de couleurs différentes. Ces derniers sont numérotés dans l’ordre de gradations de nuances. ^ oici les résultats :
Vu le n° io3 (gris fer) ; désigne le n° 92 (gris bleu).
Vu le 11° 78 (gris gris) ; désigné le n° gi (gris bleuâtre).
Vu le n° 4g (violet tirant sur marron) ; désigné le n° 35 (gris violet).
Vu le n° 53 (vert gris) ; désigné le n" 54 (vert gris).
Vu le n” ii5 (jaune beige); désigné le n° 10g (jaune plus clair).
« Cette expérience que j'ai faite avec l'assistance du M. UE Fleuuy n'a jxis de signilicalion (juantitativc — ajoute l'auteur — mais elle met en lumière la manière dont ^1. Zoi.x retrouve les couleurs. .Insrpi’au moment on il cherche à reconnaître la conlenr qn’il a vne, il garde de celle-('i nue impression qui Ini paraît très nette. Mais dès (|n'il est remis en pré sence de la gamme des tons, il sent (jne le sonvemir
I. 11 s'agit d'un modèle assez compliqué, imaginé par MM. Ibs-icT et Mkniu. Année i>syc/i.. i8g(i.
Les types de mémoire
de l’image colorée se fond très rapidement avec les images nouvelles, (ielle l'nilc de l’image, M. ZoL A ne l'a pas éprouvée aussi nellemeuL dans les expériences analogues portant sur les autres sensations, par exemple dans la reconnaissance des lignes. L’évocation mentale des couleurs n’est pas très intense chez M. Zola'.
La mémoire auditire générale n’a pas été mesurée ; de l'enquête faite par l’auteur, il résulte que chez le romancier la mémoire des sons musicaux est mdle ; mais la mémoire des bruits et des sons est bonne. (Jn a Ml [lar l’analyse de la mémoire du langage (pic pour cette fonction spéciale M. Zola est surtout auditif.
Mémoire olfactive. — Ce (|ui caractérise au point de vue typiipie la mémoire de M. Zola c’est le dévelop[)cmcnt très marqué de la sphère olfactive. Les olfactifs sont relalivcmciit rares, (c Les sensations olfactives sont très (ines chez .M. Zoi.a et jouent un rôle inqiortant dans la reconnaissance des objets. (Lest dire (pi’elles laissent dans la mémoire des impressions fortes et durables, (hiand il pré|)arait le Ventre de IViris, il descendit dans les sons-sols des Halles, oii sont entassé's les poulets, son odorat s’imprégna de cette odeur de volaille accmmilée et |)endant un mois il l’eut présente au nez, .M. Zoi.a évorpie facilement les odeurs et beaucoup mieux (pie les (ajiileiirs ou toute autre sensation passée. Pour lui cbaipie objet a son odeur propre; cbaipie femme, certaines villes comme .Marseille on Paris et même certaines rues, le