Binet. Op. cil., p. 3i
table manie. « Le jeune phénomène commença tout enfant à faire des calculs, non en comptant sur scs doigts ou au moyen de cailloux comme Moxdeix et Ampère; toute l’opération restait mentale, et se faisait avec des mots, il se représentait les nombres par les noms cpic son frère aîné lui avait récités. » ‘ A treize ans il fut examiné par Broca, lequel dit que : « L’enfant est très intelligent, son regard est vif, sa physionomie animée. Il n’a aucune timidité, il ne sait ni lire ni écrire. 11 a les chiffres dans la tète, mais ne les écrit pas. Depuis, le calculateur s’est beaucoup développé au point de avic général : il sait lire et écrire ; et au point de vue spécial professionnel : la sphère de ses opérations s’est agrandie.
M. Inaldi, qui relient les chilTrcs avec une facilité prodigieuse, est jilulôt en dessous de la movennepour les autres mémoires".
Cette hypcrnmésie physiologique, qui s'accompagne d’une infériorité des autres mémoires a été mesurée; il est regrcllahle que M. Bixet n'ait pas déterminé en même temps la ]Mussance des mémoires visuelle et motrice. ^1. Ixai ni a été soumis à l'ex- |)érience courante : répéter une série de chiffres qui lui ont été récités sans interruption, à raison de 2 chilfres par seconde.
(( Lu général un indi\idu normal peut ré|M’ler 6 à la chilfres après une première andilion. Diverses ciiconslances : temps de rejios, prononciation rythmée, etc., favorisent la mémoire des chilfres. »