Objets d'intérieur
.â. Nourriture
Il faut conclure de ces résultats
discordants fine le
nombre des expériences a été infiniiuent trop laible pour en tirer une conclusion sérieuse: les lemnies de Nevers apparaissent comme de vrais étudiants anglo-saxons, s’intéressant surtout, aux malbémati ques et au loot-ball ; celles de \I. .Iastrow semblent des mères de famille sérieuses et bonnes ménagères.
Ces deux travaux ne constituent qu’une faible contribution à la solution d’un très vaste problème.
L’étude que M. A. Bixet a consacrée aux grands calculateurs et aux joueurs d’échecs est un essai d’analyse des mémoires professionnelles, car s’il est incontestable que iMM. Ivaldi et Diamavdi ont un type de mémoire qui a déterminé leur vocation, il n’en est pas moins vrai que leur activité professionnelle a dù retentir sur ce type, le modifier, l’adapter.
11 ne saurait entrer dans ma pensée de donner ici un résumé complet du livre de M. Bixet, l’espace méfait défaut; je me contenterai de quelques indications générales sur les tests et les procédés opératoires.
En guise d’introduction i\l. Bixet. faisant de larges empruntsà un travail deM. ScRirTt RE donne un résumédela vie des grands calculateurs célèbres. 11 remonte jusqu’à l’antiquité(citant iNiciiomvchos et Gerasa) etpasse successivement en revue lesdivers calculateurs prodigessignalés jusqu'à cejour. Ces phénomènes sont dedeux catégories ; lesunsprodigieux sous certains aspects ont non seulement l’intelligence bornée et la mémoire en dessous de la moyenne, mais même au point de \ue du calcul ne produisent rien de remarf|uahle ; tel Moxuei \ ipii fut examiné par une commission de membres de l'Académie des sciences ; les raji|)orteurs lui jirédisaient les ]ilus hautes destinées, il ne fit jamais rien de remarquable ; d’au-
I . Psycliotopio (tes grands calculateurs cl joueurs d'echecs, par A. ItiNKT. Paris, llacliclte, iSg'i.
très, comme Pascal, Bidder, profitèrent de l’éducation mathématifjue qu’ils reçurent et devinrent dos savants de premier ordre'.
M. IvAUDi appartient au premier groupe il est resté un calculateur phénomène.
En 1892 on présente à une séance de l’académie des sciences, un jeune homme de 24ansdontla facultéde calculer mentalement est tout à fait extraordinaire. 11 exécute avec une rapidité surprenante, des opérations d’arithmétique portant sur un grand nombre de chiffres.
L’Académie nomma une commission dont faisait partie Charcot.
Il s’agissait d’examiner M. Ixaudi au point de vue de la psychologie physiologique ; M. Bixet qui avait d’abord examiné le sujet avec Charcot le revit plus tard dans son laboratoire de la Sorbonne et le soumit à diverses ex[)ériences de mesure. \1. Ixaldi s’est, paraît-il, montré excellent sujet « son amour-jiropre le rend très attentif aux expériences, auxquelles il donne son maximum d’attention’' ».
M. I hxET commence [>ar faire une eri([nète sur l’hérédité, l’enfance, l’éflucation, etc. , de son sujet : A retcnirceci : le sujet est le seul calculateur prodigede sa famille ; il n’y a donc pas hérédité; mais une histoire ou une légende veut (pie sa mère, durant le temps qu’elle était enceinte de lui, [iréoccupée outre nicsnre par les dila[)idations de son mari, passait ses journées à calculer, elle en était arrivée à une véri-