‹ La mémoireChapitre 35 sur 148 · Id., [). 4*5 cl · texte numérisé non relu

Id., [). 4*5 cl

minés, déclarent que la base principale de leurs opérations mentales est la mémoire visuelle. Les nombres énoncés sont vus pendant tout le temps que dure le travail mental, ils sont écrits sur un tableau fictif que les sujets ne quittent pas du regard intérieur. Des enquêtes faites par M. Galtoa sur la façon de procéder d’un grand nombre de calculateurs et de mathématiciens, il ressort que, pendant toute la durée des opérations, ils ont devant eux l’image visuelle du chiffre ; chaque sujet voit les séries naturelles de cliifires, sous certains aspects, ou bien placés en lignes droites, ou brisées ; chez quelques-uns ils sont enfermés dans des cases ou dans des cercles.

M. Inaldi n’opère jamais sur des images visuelles ; quand on lui donne l’énoncé d’un problème, sous la forme écrite, il convertit immédiatement les données visuelles en images auditives. « On me demande, dit il, si je vois les cbllTres : comment pourrais-je les voir, puisqu’il y a quatre ans à peine que je le connais (il n’a a|ipris à lire et à écrire qu’il y a quatre ans) et que bien avant cette éjioque j'ai calculé mentalement;' »

M. IxAi iu, dans ses calculs n’a pas recours à la mémoire auditive pure, mais, ce qui était à supposer, à la mémoire auditive motrice. Ln calculant il parle intérieurement ; quelquefois même à mi voix ; on entend à jilusicurs mètres une espèce de murmure dans lequel on distingue des noms de chitïres. M. Hivet en pn'iiant la courbe respiratoire du sujet s'est assuré (|ue M. I\\eni articule alors même qu'on ne l'entend pas. Le sujet invité à chanter une voyelle pendant cpi'il accomplit son calcul mental, est grandement

embarrassé ; il peut encore calculer de tète mais en y mettant deux ou trois lois [)lus de leni|)s (pic dans les conditions normales, encore n’y parvient il « rpic parce (ju'il triche un peu ».

digne de remarque, elle uc (ixc de ra(;on remarcpiahle cpie les cliilTres seulement.

\1. liixET a essaye de faire retenir [lar son sujet fies séries de lettres ne formant aucun mot « a. r. g. f. s. m. t. U. etc. ; » les lettres sont jirononcécs exactement dans les mêmes conditions que les chillVes.

Les sujetsordinaircs retiennent G lettres et8 cliilfres

en nifiyenne ;

M. 1 XVI DI retient chill'res (ce qui siqipose, dit -M. Bixet, une mémoire des chill’res près de cent fois supérieure à la moyenne) et seulement 5 à G lettres.

« En ra|)pelanl les cliilfres \I. In.xudi se représente simplement le timbre de sa |)roprc voix ; il prétend qu’il ne se ra[)[)elle pas les voix des [lersonnes du public qui lui dictent les cliilfres. »

l'inlin, comme les joueurs d’échecs mais en choisissant des jeux où les cliilfres jouent le riMe principal, loto, dominos, le sujet joue plusieurs [larties sans voir les [lièccs.

M. I NAi Di, conclut .M. Bixet, est un type aadilif mode le ; — il I a I id ra i t d i re a 1 1 d i t i vo- m o t ci i r — e t e 1 1 co re , ajoute l’auteur, il n’est jias auditif ahsolumeut pur ; certaines observations montrent (pic parfois, dans une laihie mesure il se sert nii'me [loiir sescalciils d’images visuelles '. Enlin s’il se révèle aiiditivo moteur dans

Page 1