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ses calculs, clans son activité professionnelle ; rien ne prouve c|u’il agisse de même dans l’ensemble de ses opérations mentales.
Tout dilTérentdu calculateur auditif-moteur Iaaudi, est le jeune Grec présenté à l’Académie des sciences en 1893.
M. Binet s’est applicpié à mettre en relief les différences lypicpies des mémoires de l’un et de l'autre calculateur.
M. Diamandi a frécpienté l'école des l'âge de sept ans ; il a toujours été premier en mathématiques. D’apres son témoignage c’est sous la forme visuelle qu’il se représente les chilTres ; il voit en imagination un tableau sur lequel les nombres sont écrits. De plus il appartient à cette catégorie de sujets qui possèdent un schème numéral ; c’est-à-dire qu'il se représente la série naturelle des chilïres sous une forme visuelle toujours la même'. Chez les sujets qui possèdent un schème, les chilfres paraissent placés tantôt sur une ligne droite, ou courhe, ou l)risée. tantôt dans des cases, etc. Chez M. Diamcmm, les chilTres sont disposés sur une ligne en zigzag.
Ün constate chez le sujet de l'audition colorcV.
Les chilTres lui |>araissent écrits avec les jiarticularités de sa pro|)re evriture. Cependant quand on lui montre des chitTres écrits an tableau noir, il les voit en blanc sur iond noir; et si on lui en montre d'autres tracés à la craie rouge ou bleue, il les voit rouges ou bleus.
1. .In connais nn jennn sa^anl allaclin à noire rniversite qui possèdo nn sclii'ino de ce genre ; il ^oit les cliiflres disposés dans un passage accidenté.
LES TYPES DE MÉMOIRE
M. Diamandi accepte les problèmes fpi’on lui pose sous la forme auditive ou sous la forme visuelle ; dans le premier cas il est embarrassé, hésite, commet des erreurs et se fait répéter plusieurs fois les chifl’res ; c’est parce rpi’il doit traduire l’énoncé auditif en images visuelles ; c’est encore parce qu’il a une certaine dilTiculté à comprendre le français, il fait les calculs, dit-il, dans sa langue maternelle grecque, et quand on lui pose un problème en français, il est obligé de faire une traduction mot à mot avant de se donner l’image visuelle en chilTres
Cette observation prouve que les images fixées ne sont pas [Mirement visuelles mais qu’il s’y mêle des souvenirs, des mouvements d’articulation. La façon dont le calculateur apprend des cliiffrcs écrits prouve que l’articulation joue un certain rôle dans la mémorisation ; il jette un regard sur le pa[)icr, [)uis ferme les yeux, a[)|)lique les deux points sur les tempes, et reste un moment immobile, la tète [lenchée, faisant entendre un léger murmure; ensuite il jette un non veau regard sur le pajiier, referme les yeux et recommence cette suite d’opérations jusqu’à ce que tous les ebilfres soient apfirisL
Le mécanisme de la fixation est chez M. Diamandi totalement dilférent de celui qu’emploie M. Ixaudi ; ce dernier aussitôt qu'il a entendu les cbill'res peut les répéter; le |)rcmier au contraire, après les avoir vus, doit renforcer les images visuelles : pour cela il les évoque dans l’imagination et les prononce en