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LES TYPES DE MEMOIRE
a rappelé tous les coups joués. Bien plus, parfois une contestation s’élève entre les joueurs qui voient et celui qui ne voit pas; vérilicalion faite, c’est le dernier qui a raison, d’où succès facile et enthousiasme du public. « M. un tel, qui ne voit pas les échiquiers, se rend mieux compte de la position que M. un tel qui les regarde’. »
Le genre d’erreur que commet le joueur qui ne voit pas est dû au travail de son imagination ; parfois après avoir fait un coup sur l’échiquier n° 2, ])ar exemple, il imagine une riposte probable de son adversaire et voit en même temps la réponse qu’il y doit faire; cette idée l’occupe, demeure dans sa mémoire; et lorsque son tour vient de jouer sur l’échiquier 2, il croit parfois que les deux coups imaginés ont été joués en réalité. Enfin, la mémoire du joueur de profession est aidée par les habitudes générales de jouer propres à une époque, et encore par les procédés caractéristiques de ses adversaires habituels; ceci est vrai surtout pour le début des parties. Quand on songe que les sept parties jouées par M. (Jmrrz ne, comportent que 2Ù coups en moyenne; on comprenil l’importance de cette observation ; le travail préparatoire du début est {)resque Unijours le même.
Seuls les quebpies coups de la fin oll'rent de l’imprévu. Tous ceux qui ont l’habitude de jouer aux dames ont pu faire la même constatation; au début d’une partie, il y a relativement peu de cou|)s j)Ossibles. « Ainsi, dit M. le 13'' Tauuascii, une bonne partie d’échecs peut être racontée comme une série