‹ La mémoireChapitre 42 sur 148 · I. M. Op. cil., p. ‘/M · texte numérisé non relu

I. M. Op. cil., p. ‘/M

•J. .\1. lii.NET. (Jj). ait-, p. ^37.

les joueurs d’échecs le travail accompli est le même, les circonstances prescpie identiques : ici on mesure mieux le secours apporté par la mémoire. MM. Black- BüRN et Steinitz, depuis vingt ans, se sont souvent mesurés ensemble : toujours M. Steimtz a eu le dessus ; cependant l’inégalité de ces deux joueurs est si petite qu’il suffirait que M. Steimtz cédât à son adversaire un seul pion pour être sûr d’être battu.

Si l’exercice, et par conséquent la mémoire, avait une inlluence prédominante, cette différence ne pourrait demeurer constante.

« M. Steixitz, dont nous venons de citer le nom et qui est le premier joueur de notre époque, n’a jamais joué que quatre parties sans voir, ce qui est un assez médiocre tour de force de mémoire pour lui ; des adversaires qu’il battrait avec facilité lui sont bien supérieurs à ce point de vue. Un jeune magistrat d’Allemagne, M. Fritz, qui a joué sans voir jusqu'à treize parties, n’est pas de la force de M. Steimtz'. »

11 faut donc se garder de ebereber la cause unique de la supériorité professionnelle d’un joueur d’écbccs dans sa mémoire spéciale. Cette remarque a son importance. Mais s’il convient de ne pas attribuer la supériorité des joueurs d’écbecs sans voir à la seule mémoire, il n’en reste [las moins vrai que cette mémoire les aide puissamment, joue un rôle prépondérant dans leur virtuosité.

M. (!oi:tz, après avoir joué sans aucune interruption de 3 à 7 beures, 7 parties de a5 coups en moyenne, soit 17b coups; à la reprise, à 9 beures.

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