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M. ltiNi:r. Op. cil., p. a^o

LES TYPES DE MEilOIRE

fusions; si ce secours fait défaut, il faut recourir à un truc; M. Moriaîn ayant un rapporteur unique pour citer les coups faits sur les échiquiers i et G, qui tous les deux avaient débuté par une sicilienne, « imagina de casser (mentalement) la tête du rt)i de l’échiquier n“ i afin d’empècher les confusions ‘ ».

Combien cette mémoire typique du joueur d’échecs semble complexe ! Néanmoins, dans cet ensemble de souvenirs groupés il doit exister une composante spéciale. Quelle est-elle ?

L’immense majorité des joueurs interrogés déclarent qu’ils voient un échiquier, d’aucuns le voient dans telle position, d’aucuns dans telle autre ; presque tous n’en voient qu’une partie et précisément celle sur laquelle se concentre l’intérêt principal. La vision mentale de l’échiquier se fait par |)ortions successives. Ces images visuelles sont-elles concrètes, est-il bien vrai que les joueurs voient l’échiquier comme dans un miroir. Il semble que ce ne soit pas du tout le cas pour la généralité d’entre eux. Si chez (pielques joueurs, sans voir, la mémoire reproduit; i" la couleur des cases; 2“ la couleur des pièces; 3'’ la forme des pièces avec leurs détails caractéristiques, cl c’est bien là une mémoire visuelle [)ropremcnl dite ; chez la |)luparl, l’un ou l’autre de ces éléments marupie; tantôt c’est la forme des pièces, tantôt c’est la couleur; on ne reconnaît plus la nuance des pièces, cpi’cn taisant « ex professa un acte de concentration », d’antres n’ont aucune idée de forme ou de couleur; entin, d après M. Blackblun, interrogé [>ar iVl. Moiual, un bon

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