‹ La mémoireChapitre 68 sur 148 · TENS1TÉ DE I.V MÉMOIIIE DE FTWTTON t · texte numérisé non relu

TENS1TÉ DE I.V MÉMOIIIE DE FTWTTON t

n’élait pas absolument cxchi ; les images fixes élaient en réalité un complexus de représentations visuelles, auditives et motrices, car si Ton pouvait supprimer ou mieux rendre imperceptibles les mouvements des muscles phonateurs, on ne pourrait bannir entièrement ridée, la représentation de ces mouvements ; reci ressorties réponses des divers sujets interrogés sur leur façon de procéder. 11 l’anl donc considérer les ditTérences exprimées par les cbilTres rapportés plus haut comme celles rpii caractérisent un complexus de souvenirs visuels, auditifs et moteurs, dans lequel les images visuelles dominent, et un antre com|dexus semblable au premier, mais dans le(piel l’élément moteur a été renforcé.

Cette conclusion de M. Smith est loin d’alfaiblir l'importance du rôle que joue l’élément moteur; elle plaide plutôt en sa faveur ; les gains de \‘). à 17 pour 100(1 ® catégorie) et de 10 à \‘?. jionr 100 (2” catégorie) ne représentent pas tout le secours apporté à la mémoire par l'élément moteur, mais seulement une partie de celui ci.

L’importance des mouvements d’articulation s'aftirme encore davantage quand on |)rononce à liante voix. Ce procédé accroît la |)uissance de rétention. C’est là une conclusion imjiortante au point de vue pédagfigicpie.

Ln résumé, excellent tiavail et ipii omre des horizons. L’auteur rendrait service à la science en faisant l’élude de la mémoire visuelle pure comparée à la visuelle motrice, les sujets lixanl les tests sans mouvements ou avec mouvements des yeux.

M. Mümsterreug, en collaboration avec M. Bi- GiiAM, a essayé de déterminer quel est l'apport de la mémoire visuelle et de la mémoire auditive chez les sujets ordinaires. Ces expériences ont pour objet de découvrir l’influence qu’exerce, sur la mémoire, la nature des organes sensoriels qui sont stimulés ’ et de voir si les divers organes des sens agissent chacun pour son compte, s’entr’aident ou se contrarient. Les tests employés étalent de petits carrés de papier teintés de couleurs dilTérentes, et d’autres carrés analogues portant des chiffres noirs sur fond blanc. Ces tests étaient étalés sur un fond noir. Le sujet avait à sa disposition des carrés analogues pour les couleurs et pour les chiffres. Après avoir fixé les séries présentées, le sujet reconstituait, au moyen des doubles mis à sa disposition, les séries telles qu’il les avait retenues. Les séries présentées se composaient de lo à 20 unités.

Pour l’ensendile des expériences, chaque série était présentée sous forme de stimulations purement auditives ou purement visuelles, ou bien en partie visuelles, en partie auditives ; dans chacune de ces séries on montrait ou on nommait soit les couleurs, soit les chilTres, soit des couleurs et des chiffres à la fois et dis])Osés en groupes, ou présentés par paires, ou alternativement.

En tout, 32 especes dilTérentes de séries; énoncé de 20 chiiTres, de 20 couleurs, de 10 couleurs alternant avec 10 chilTres (|iar exemple: rouge. G; vert, o; jaune, 7; eic.) énoncé de 10 chilTres, ]uns de 10

1 . M. M ü.NSTKUitKHG. Stiulics frolu llio Harvard Psycholopical. I.aboralorv 1, dans Psychnlo£;irii I /fri'/V’ir, vol. I. n" i. p. ,^.'4. jamior

l,’l>'TENSITÉ DE L\ ’WÉMOIHE DE FIX \TrO\ I 59

couleurs ou l’inverse, etc.; présentation de 20 cliifi'res produits l’un après l’autre, puis 20 autres montrés en même temps, etc., en tout 82 combinaisons. Chaque série était présentée à l’œil ou à l’oreille durant 4o secondes, soit 2 secondes par test. Les sujets ne pouvaient regarder ou entendre la série qu’une seule fois et devaient les reproduire aussitôt après. On les avait mis en garde contre toute tricherie ou expédient quelconque, les procédés mnémo-techniques par exemple, et avant chaque expérience on les renseignait sur la longueur des séries qu’on allait leur présenter, leur contenu, leur nature, leur aspect.

Les expériences ont été faites sur cinq sujets âgés de 24 ans, qui ont travaillé chacun 5o heures pendant l’hiver 1892-1898.

On voit que si le nombre des sujets était restreint, les expériences ont été très nombreuses.

En considérant d’abord les résultats des séries visuelles pures, auditives j)ures et auditivo-visuelles, nous arrivons aux chiffres suivants :

Séries visuelles.

Sur 100 images présentées, M. Ri.

— M. Bu.

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