‹ La mémoireChapitre 67 sur 148 · II. Pour tous les sujets exce[)lé un (un sur ciu · texte numérisé non relu

II. Pour tous les sujets exce[)lé un (un sur ciu

I. Tahleau de la p. 4O9. Thn Americnn Journal of I^sych vol . Vil, n" 4 .

LA MKAIOIRF.

le nombre des oublis l’emporte sur celui des altérations.

III. L’importance relatiAC des diflerentes espèces d’erreurs est sensiblement la même dans les expériences de la première série (quand le sujet compte) et dans celles de la deuxième série (mémorisation normale).

IV. Le pour cent des erreurs a augmenté de 12,6 pour loo à 17,7 pour 100 chez les différents sujets, par le fait de compter en regardant.

L’auteur a fait une deuxième catégorie d'expériences avec un dispositif entièrement différent.

Les sujets regardent des figures imprimées sur des carrés de carton, et au lieu de répéter de AÎve voix les syllabes retenues, reproduit les caractères alphabétiques, au moyen de mouvements de la main, comme les sourds-muets.

On a élimine les représentations I el Z, de sorte qu’avec la représentation du signe »N:, il a- avait vingtcinq signes correspondant à des mouvements différents de la main. On les divisa en séries de cinq ou de six en ayant soin que chacun reAi'nt un même nombre de fois dans dix séries, et aucun plusieurs fois dans la même série. Les sujets subirent un entrainement préalable qui les mit à même de reproduire assez rapidement ces signes spéciaux.

Pour l'ensemble des expériences, même façon de procéder que jiour les tests de la catégorie ]irécédente; chaque signe est regardé durant 20 secondes, ajirès une série de cinq il y a un intervalle de 70 secondes, comme ajirès chaque série de 10 svllabes ; mais après chaque série de 10 signes, l'intervalle est doublé et devient 1 secondes.

l’otexsité de e\ mémoiue de fixation i55

Le sujet devait retenir sous forme d’images visuelles les signes de chaque série, puis les reproduire avec les mains sitôt que le volet était rabattu. Dans une seconde série d’expériences, le sujet devait fixer les signes à la fois sous forme d’images visuelles et d’images muscidaires : il les regardait et en même temps les reproduisait avec la main.

Les conclusions de cette deuxième catégorie d’expériences sont plus précises encore que celles de la première ; on distingue mieux l’apport que la mémoire motrice fait à la visuelle. Voici ces conclusions : Mémoire visuelle pure :

commet 3, 98 pour 100 d’erreurs.

Mémoire visuelle motrice.

Ces mêmes sujets voient le chiffre des erreurs tomber sensiblement.

M. E. G. S. à 2,74 p. 100, soit une diminution de 12, 4 p. 100 M.Â. C.E. à 1,38 — — 10,5 —

M. .1. IMI. à 0,63 — — 22,2 —

Chez deux autres sujets, MM. D. H. et T. C., les diminutions ont été respectivement de i4,7 pour 100 et 20,7 pour 100.

Le secours que la mémoire motrice, agissant concurremment avec d’autres mémoires, a|)|)orte à cellesci, est donc considérable.

Ln lecteur sublil [lourrait objecter que M. Smith

T.A MlhiniRE

on obligeanl un sujet à cuinpler, faisait pins qu'enlever le secours qu’apportent à la mémorisation les mouvements d’articulation des syllabes présentées, soutenir que dans ces conditions la mémoire visuelle elle-même ne donne pas tout ce qu’elle devrait, et cela parce que pour pouvoir compter il faut quelque peu détourner l’attention des images visuelles et par conséquent les alVaiblir d’autant, ce qui expliquerait jusqu’à un certain point l’importance du nombre des erreurs commises lorsqu’on apprend à retenir dans dépareillés conditions. M. Smith a préAvi cette objection et démontré expérimentalement qu'elle n'est pas fondée. Dans la seconde catégorie des expériences, il a fait apprendre sous forme d'images motrices des muscles de la main les caractères à reproduire, et en même tenqjs compter à liante voix ; or. les chiffres, obtenus dans ces conditions, sont les mêmes que ceux que l’on obtient en ne comptant pas. L'attention requise pour compter automatiquement : un. deux, trois ; un, deux, trois ; est donc pratiquement nulle. C’est là une conclusion jirécieuse; il est établi (pie le fait d’inbiber les mouvements des muscles articnlateurs , par le procédé de M. Smith, dégage nettement la mémoire visuelle de la verbo-articulative .sans diminuer en rien sa \igueur propre.

En concluant, l'antenr avoue modestement cpie dans ses reclierclies il n'a pas isolé absolument du complexns de la mémoire l'élément moteur, ni par consécpient mesuré rinlliience exacte de ('et élément. Les expériences, dit-il, ont été faites avec le souci le pins intense de ne faire varier que la ('omposante motrice. Dans la série dite visuelle, l'élément moteur

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