I. M. lioUILLARD. 0[). cil
liuer uniquement à la cessation de l’usage du tabac ‘ . »
Dans les amnésies par intoxication, surtout lorsque celle-ci est prolongée, de même que dans tous les cas où la cause agit lentement et progressivement sur le cerveau, telles la sénilité et la paralvsie générale, l’altération de la mémoii'e est progressive. A l'encontre des amnésies par traumatisme, qui débutent brusquement et disparaissent bien souvent de même, les amnésies progressives envahissent lentement le cerveau et disparaissent d’ordinaire progressivement ; bien entendu lorsque l’amnésie progressive est curable, et elle ne peut l’être que si la ménaoire de fixation demeure intacte.
L’amnésie progressive de reproduction suit un ordre constant, sa guérison se produit dans l'ordre exactement inverse de son apparition. Les souvenirs se détruisent cnnehe par couche, les plus récents d’abord, les ]dus anciens en dernier lieu. Le nouveau meurt avant raneicn L
M. Il niOT a admirablement exposé la question : « Lendant la période initiale, dit il'*, il n'existe que des désordres partiels. Le malade est sujet à de fréfpients oublis, ipù portent toujours sur des faits récents. S’il interrompt une besogne, elle est oubliée. Les événements (!(' la veille, de l'avant veille, un ordre reçu, uiK' résolution prise, tout cela est aussitôt ell'acé.
I. M. le !)'■ CovTAN. Quelques accidents dus au tabapisme, dans .loiiniat fie ta Société contre t (itai.t chi tahac. lévrier cite |iar M. Itoiii.i AHU. p. iqo.
■>. M. ItiHUT. Maladies de la mémoire. édition, l’aris. i8S5. 3. II). Op. cit., 3“ édition, p. qo.
MALADIES DE LA MÉMOIHE DE UEERODL CTIOA I QiJ
Cette amnésie [lartielle est iin symptôme banal de la [laralvsie généiale à son début. Les asiles d’aliénés sont pleins di' malades de cette calégoiie ipii, le len demain de l('iir entrée, allinnenl qn’ils y sont depuis nn an, cinq ans, dix ans; cpii n’oni (pi’im sonvenir vague d'avoir ipiilté leur maison cl leur ramille; qui ne peinent désigner ni le joui' de la si'inaine, ni li' nom dn mois. Mais le souvenir de ci' cpii a été l'ail et acquis avant la maladie reste encore solide et tenace. »
C’est dans la démence .sons tonies ses formes qui' l'on constate le mieux l’ordre siii\aid- lequel la mémoire .so désagrègi'.
« Quand on interroge les meilleures autorités (fjnELSIXGEH, LaII.LAUGEU, I’aI.HET, f'oVILLE, ClC.), OU découvreqne l'amnésie, a|uès avoir été limitée d’abord aux faits récents, s’étend aux idées, puis aux senti nients et aux alfections, et finalement aux actes'. »
.le crois (pie, pour interpréter les faits cliniipies, il convient de faire au sujet de l’amnésie des faits ré cents, une distinction entre la mémoire di' lixation et celle de repiodiiclion . Si ramiH'sie progressive résulte d'une altéialion des c(‘llides nerveuses et (pie celles ci soient dans l'impossibiliti' de lixei' des soiiveiiiis nouveaux, le malade n'a plus de mémoire pour les faits r(*ceiits, iiuineaiix, mais sa mémnire du passi'q celle rpii gît daii" les cellules encore intactes demeure euti(?re; le \ieillard ne [leiil plus (ixer de soiiseiiirs récents en partie [lai’ ce ipie ses oigaiies sensoriels alVaiblis traiismetteiit au sensoriiim des sensations trop faibles; en partie parce (pie son cerxeaii devenu