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RECIIEUCIIES EXPÉKIME^iTALES SER l’aSSOCIATION 22Q
prenne une seconde A, X, C, D, une Iroisièmc A, B, X, D, une quatrième A, B, C, X, ces quatre groupes d’associations commençant tous [>ar la même image s’alTaiblissent réciproquement. Le lait d’avoir appris A, B, C, D rend déjà dillicile la fixation de A, X, C, D de A, B, X, D et de A, B, C, X; pour retenir et répéter les trois associations nouvelles, il faut un eflbrt d’attention; les répétitions ne se font plus avec l’aisance des mouvements automatiques.
Supposez qu’on répète chacun des groupes nouvaux un nombre sullisant de fois, il pourra devenir aussi aisé à redire que le premier. Cependant il subsistera toujours une dilficulté; jusqu’où l’exercice peut il contre-balancer l’interférence?
Les tests employés par M. Bergstr()m étaient des morceaux de carton portant des dessins dilTércnts. Huit espèces dillércntes de ligures: lo de chaque sorte; en tout 8o caries rpie l’on mêlait, comme l’on fait d’un jeu de cartes ordinaires.
Sup[)osons pour plus de clarté que l’on |)renne au lieu de dessins des carrés de couleur disposés comme ceux du jeu de cartes i, 2, 3, à, 5, fi, 7, 8 cariés teintés en 10 couleurs dilférentes. Lesnjel, à mesure rpi’il amène une carte, la [ilace devant lui, mettant tous les nombres égaux dans un même |)a(incl; Ions les paquets étaient rangés devant lui dans l’ordre suivant : les as, les premiers, à ganclie, les 8, les derniers, à droite. ( )n lui demande de refaire |)lusieiirs fois de suite celte répartition. Nous appelons ,V la première ré|)artition, V la seconde, V la troisième, A* la quatrième et ainsi de suite.
Dans une seconde série d’expériences on propose
au sujet de faire la même répartition que précédemment, mais dans un ordre nouveau ; par exemple, le paquet des as sera placé le 3® et tous les autres seront déplacés également. Les répartitions faites dans ces conditions nouvelles s’appelleront Aj : la première Ai, la deuxième kî, la troisième A!, la quatrième Ai, etc. Dans une troisième et quatrième série, on change encore l’ordre dans lequel doivent être disposés les paquets.
Si, après que le sujet a fixé par des répétitions suffisamment nombreuses ces différentes façons de répartir les tests, on le prie de refaire quelques-unes de ses opérations, par exemple A3, A^, il les fera d’autant plus facilement que les répétitions auront été plus fréquentes, et d’autant moins facilement que les interférences auront été plus fréquentes. Ainsi, s'il a précédemment répété A^ quatre fois, il résultera de cet exercice une diminution de temps nécessaire pour la refaire une cinquième fois ; mais comme il a fait aussi quatre fois A,, A.,, A3, les mouvements habituels acquis par ces répétitions-là contrarieront l’habitude contractée de faire la répartition dans l'ordre k^.
Pour mesurer la valeur du tort que les douze réjiarlitions A,, A.^, A, font dans l'occurrence, il faut comparer le tenqis ipie le sujet mettra à réjiartir A., au temps qui lui est nécessaire ]iour répartir un autre groupe non |>lus d'images A. mais de tests différents, de mots écrits sur des cartons, |iar exemple, (^cs images nouvelles, le sujet n'apprend à les répartir (pie suivant un seul ordre.
Si l’on compare maintenant le temps qu'il faut |)our répartir les tests du grou|ie A et du groupe non-
RECHEUCHES EXPERIMENTALES SLR l’aSSOCI ATION ^3 I
veau 1), clans une cinc[uicmc expérience, la première répartition étant influencée à la fois et jiar l’interférence et par l’exercice, la deiixicme par l’exercice seul; et cet exercice étant le meme (/| l'épartitions) dans l’un et l’autre cas, on doit pouvoir immédiatement constater la valeur de l’action de rinlci'lérence.
L’auteur n’a malheureusement expérimenté tpie sur un seul sujet. Celui-ci a été soumis à des séries d’exercices cjui ont duré un mois.
Les chill’res obtenus par l’auteur montrent : i° que l’interférence compense pour ainsi dire exactement les gains résultant de l’exercice. Ainsi la répartition .V, a été répétée 8 fois et malgré cela le temps nécessaire à cette o[)ération a été huit fois le même : .\[ a pris 6i secondes, .\J a duré 63 secondes!
Par contre, la répartition des cartons poi tant des mots écrits, qui n’a [las subi l’etlet distrayant des interférences, se fait plus rapidement à chacpie nouvel exercice.
1)' a demandé 63 secondes, D", ; I)',
no"; I)’, '17"; I/', /,7"; IP, M)" et IP, /in"; IP dure un quart de temps en moins cpie I)', alors ipie A' [irend fieux .secondes de plus que A[.
Il est regrettable (pie ces expériences laites avec beaucoup de soin n’aient pn être répétées sur une dizaine de sujets au moins.
M. Houimox', dans ses « Hecberebes sur la succession des phénomènes psychologiques », s’est |)roposc de fournir une contribution à l’étude inductive
i. M. liouKDü.N. Revue iilulosoplnfjue , WW. 3, i8<)3.
LA MÉMOIUE
de ce qu’on appelle d’ordinaire l’association des idées.
L’auteur s’est adressé à un certain nombre de personnes les priant de noter ce qui leur viendrait à l’esprit immédiatement après qu’elles auraient entendu prononcer une lettre ou un mot.
La durée de chaque expérience ; temps nécessaire pour poser la question et inscrire la réponse, a été généralement de quatre secondes.
L’auteur pour mesurer cette durée s’est servi d’un procédé assez singulier; sachant que chez lui un acte respiratoire dure environ 4", il s’appliquait à respirer régulièrement et posait une question par expiration.
Première série d'expériences : association d'une idée à une lettre :
Tests : ce sont les 32 phonèmes suivants : a. eu (comme dans jeu) é, i, o, ou (comme dans fou) u, au (comme dans vau), in, (comme dans vin), un, comme dans parfum) on, (comme dans son) h. d. f, g, h, j, k, 1, m, n, p, r, s, t, v, z, ch, (comme dans chien), ï (comme dans Dieu, bien, ciel), av (comme dans toi, jour), av (comme dans tuer, huître, fuii'), gu (comme dans hargneux)
L’cx|Aérimcnlateur n’a lias dans l'émission des j’ihonèmos suivi l’ordre al|ihahétique. U a adopté la prononciation ordinaire hé. dé. etc.
L’auteur divise les mots associés en trois catéeo-
ries: ceux (pii sont phonéli<jucment .semidah/es. c’est à dire ipii ont en commun un mémo phonème: ceux (pii sont (iraplii(/urmcnl scmh/ahles et ceux qui sont sy/lahii/ucment .s'cmhlaldes.