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I. M. Boi'iujüx. id., |). aaà

RECTIEnCIIES E\PÉIUME>TAEES SLR l’a SSOCI ATION 2.S3

Dix sujets placés dans les mêmes conditions objectives ont fourni à 6'i questions des réponses dont le nombre a varié entre 32 et 5i. M. Hourbo>' constate la grande variété des mots associés à un même test, c’est ainsi ([u’à la lettre a sur le nombre total de réponses (32, données par i5 personnes) 25, c’est-à-

dire les — des réponses, étaient dilTérents.

Les sujets peuvent se diviser en deux groupes :

ceux chez (pii s’est manifestée à un liant degré l’action de la ressemblance pbonético-grapbicpie ; 2® ceux chez rpii elle ne s’est pas manifestée.

Le premier groiqie est le plus nombreux; et on y discernerait aisément des sous-groujies.

Chez 3 sujets seulement, l’aclion de la ressemblance [ilionétifpie n’ap|)araît pas ; c’est-à-dire que, sur l’ensemble de leurs associations, celles qui sont basées sur cette ressemblance, n’atteignent [las la moilié.

bcaxicrne série d'expériences : associalioii d'une lettre à une lettre.

Six sujets seulement y ont pris part.

Il s’agissait, une lettre étant prononc(';c, d’y associer une autre lettre.

Toutes les ipieslions n’onl [las rei’ii de réponse ; la proportion des réqionses aux (juestions cpie n’esl de 0,781.

•le dois avouer, cpi’ici siirloiit, je comprends dilbcilernent la fusion en un grou|»e nnirpie des associa lions basées sur la ressemblance [)lionéti(pie avec celles (pii reposent sur la ressemblance grapbiipie; celui (pii associe h à [>, ne doit |>as être comparé à un autre cliez (|ui b rajipelle Ir, cela est évident; le

premier esl audilivo-moteur; cliez le second il y a une prédominance accusée des images visuellesmolrices; M. J3ourdoa a rencontré parmi ses six sujets un M. D. qui présentait une tendance très accentuée à se baser sur les ressemblances graphiques. c( Ce fait prouve, dit-il, que des recherches comme les précédentes pourraient servir à élucider la question des types auditif, visuel, etc. » c’est évident; pourquoi l’auteur n’a-t-il pas fait cette distinction?

iM. liouunoN divise les réponses obtenues dans cette deuxième série d’expériences, en sept catégories : réponses basées sur la ressemblance pbonético-graphique, sur la succession immédiate, ainsi : a-b: r-s; sur la précession immédiate : b-a ; l'auteur distingue pour ces deux catégories; celles qui se produisent dans l’alphabet complet a, b, c... z; de celles qui se produisent dans l’alphabet restreint, ou suite des voyelles : a, e, i, o, u, y.

Une sixième catégorie renferme les associations ou le test et la réponse forment un mot ; par exemple le lest A', jirovoquait la réponse c. ce qui forme le mot : casse; enlin il classe dans la septième catégorie les associations ilont il ne démêle pas la cause.

Voici maintenant les résultats obtenus, l.es cbilTres du tableau indiquent le nombre des associations :

ttcsscmhlaiicc |ilioiictico-gra|)tiiqiic ... 87

Siiixcssioii imiuédialc (alpliabcl complet). C)8

l 'récession — — — 11

Siiccession — (alpliat)ct rcslroinl). 5

l’i'éccssion — — — 1

l’arlie d'un mol 10

Associations diHicitcmenl comjnchcnsiblcs. .'j.'t

RECHEBCHES EXPÉRIMENTALES SUR l’ ASSOCIATION 235

M. Bourdon constate lui-même que ces résultats sont faits pour surprendre. On devait s’attendre à trouver un nombre beaucoup plus considérable d’associations par succession et même par précession. Malheurcusemenl l’auteur ne nous dit pas s’il a interrogé ses sujets sur leur manière de procéder. Cet examen était, ici surtout, indispensable. En me basant sur ma pro[)re expérience, je suis fort [lorté à croire que chez |)resque tous les sujets, pour ne pas dire tous, chaque phonème du moins de ceux qui appartiennent à l’alphabet, a dû provoquer d’endjlée l’apparition des lettres qui suivent iiiimédiatcmenl ; mais les sujets peuvent s’être mis en garde contre ce premier clTct et avoir cherché d’autres associations. Ce qui me confirme dans cette o])inion c’est i“ qu’à mille questions il n’a été donné (juc 781 réponses et 2" que trois lettres n’ont jamais été associées à aucune autre, ce sont les lettres /, n, z.

M. I louRDON a fait des observations complémen tairesd’où il appert que très peu de |)crsonnes répon dent correctement à celte ipieslion-ci. « Quelle est dans l’alphabet la lettre qui suit l') » Je me figure que le sujet procédait à peu [>rès de la sorte ; on lui prononce le phonème hé, ce cpii lui apparaît d’abord ce sont cé, dé', il rc[)Ousse ces associations cl en cherche une autre. Quand le lest prononcé est la lettre lé, et surtout la lettre z, par habitude il cherche instinctivement à trouver la lettre suivante; dans ces deux cas la recherche augmente la durée de l’opération mentale; il n’a pas le temps de taire cette triple opération : trouver la lettre suivante, la rejeter, trouver une autre association. Je ne fais aucune dilli

collé pour avouer r|ue mon interprétation est purement hypothétique; en interrogeant les sujets on verrait immédiatement ce qu’elle vaut.

Troisième série d'expcriences : association d'un nom de couleur à une lettre.

L’idée de ces recherclies a été suggérée à l'auteur par le [ihénomène de l’audition colorée. Il fallait en entendant prononcer une lettre y associer un nom de couleur.

Six personnes ont d’abord servi de sujets. Le nombre des questions étant de 3.''i3 il y a été fait seulement i5i réponses, d’où il suit « qu'il est plus dillicile, en entendant une lettre, de jienser à une couleur qu’à une autre lettre ».

La proportion des réponses, qui était pour les lettres de 0,781, tombe en elTet ici, pour les noms de couleurs à o,/|/)0.

y\utre constatation, de la plus haute importance au point de vue du phénomène ilc l'audition colorée : <( 11 est sensiblement plus facile d'associer un nom de couleur à une voyelle qu'à une consonne. » Les expériences faites absolument dans les mêmes conditions donnent 5~ ré|ionses pour 1 1 vovelles, soit en moyenne ô, 18 pour une vovelle : et seulement 68 réponses pour 21 consonnes, soit en moyenne 3,23 pour une con.sonne.

La lessemblance |ibonétique joue ici le rôle prépondérant, elle ('xisie danso.'ii pres(]ue la moitié des cas.

(Quatrième série d'c.rpéricnccs : association d'un mol à un mot.

Ibi mot étant entendu, il s'agissait de répondre pai' un autre mol.

RECHERCHES EXPERIMENTALES SUR l’aSSOCLVTION 23y

Le nombre des sujets examinés a été de i5. Le nombre des idots prononcés de (io. Ces mots étaient en proportion inégale des adjectifs, des sabslanüfs et des verbes.

Les I 800 questions n’onl provoqué que i 3y8 ré|)onses, soit une proportion de 0,787 un [leu inl'érieure comme on voit à la proportion olitenue en associant des lettres.

L’auteur examine l’action de la ressendjlance pbo nétique et celle de la signilication.

A. — Action de la ressemblance phonétbjne.

Dans les associations de mot à mol « il y a en movenne une légère action phonétique exercée par la question sur la réqionse mais il est certain que » les mots s’associent entre eux [ilutùl par leur significa tion fjiie |)ar leur res.semblauce |)lionéti(pic

Lne remarque intéressante est la suivante :

« (Considérées individuellement, les personnes (pii ont Idurni les associations [irécédcnles préseiiteul des nombres de ré|)onses (pii s’étcndenl entre les limites de 67 et de i 12. (Ces cliill’res montrent (piclle inégalité peut exister entre deux esprits sous le rapport d(' ra|)titiide à parcourir une série d’idées (‘ii un temps déterminé. Certains sujets se laissent |)articulièremeiil iniluencer par la ressendjlauce [ilioiiétiipie cl gra pliiipie; ceci sc constate notammeni cliez \'l . K..., le même (pii avait un si grand nombre d’associalioiis

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