CHRISTIAN , JEAN-PAUL
jean-paul, après la sortie de Léopoldine, a pris une résolution et va fermer la porte du fond ; revenant à Christian. Pardon, monsieur... une question... Y a-t-il en Allemagne deux hommes qui portent le titre et le nom de comte de Rhendorf?
CHRISTIAN
Je porte seul ce titre et ce nom, monsieur...
jean-paul , à part.
Ah 1 c’est bien lui... (Haut.) J’avais promis à ma mère de ne vous pas chercher, monsieur, et de laisser faire la justice de Dieu... mais si, après quatre ans, elle met en faco l’un de l’autre l’offenseur et l’offensé , c'est pour que le sang paye les larmes, pour que la mort rachète enfin la honte.... Vous vous nommez Christian de Rheqdprf... vous êtes chez moi, j’ai le droit de vous tuer. (Il saisit un marteau de forge.)
CHRISTIAN
Pour satisfaire un ressentiment légitime, vous oubliez qu’on ne frappe pas un ennemi sans défense... L’homme d’honneur outragé se venge et n’assassine pas... (Jean-Paul laisse tomber le marteau ; Christian continue.) Oui, je suis Christian do Rhendorf, et ma vie est à vous... je viendrai vous l’offrir aujourd’hui. A deux heures madame la comtesse aura quitté la ville... à deqx heures je vous attendrai à la lis'ère du bois quij borde la route de Wilberg... à quelques pas de cette maison. ..je serai là avec des armes... Pour être différée, votre vengea uce n’eu sera pas moins certaine. (En ce moment Thérèse et Léopoldine descendent l’escalier à gauche.) Mais elle n'aura pas pour témoins une jeune femme... une vieille mère. N’acceptez-vous pas, monsieur, le rendez-vous que je vous donne ?
JEAN-PAUL
Je l'accepte !...