THÉRÈSE, LÉOPOLDINE, JEAN-PAUL
jean-paul, entrant vivement.
Mais oui... c’est bien elle... Léopoldine... Ah! ma foi, j'embrasse ma petite sœur... ( s’arrêtant ) si mademoiselle de Slolberg le permet, pourtant.
LÉOPOLDINE
Je ne permets pas... j’ordonne.
JEAN-PAUL
Et l’on obéit. (Il l’embrasse . — La regardant.) Comment, petite sœur, c’est vous...
LÉOPOLDINE
Oui, c’est moi ; et seule au monde, mon cher Jean-Paul.. Je te porterais envie... si je n’avais pas toujours demandé au ciel de t’accorder tous les bonheurs.
JBAN-PAUL.
Et vos prières ont été bien entendues... Dieu, qui m’avait donné une si bonne mère, m’a fait l’époux de la meilleure, de la plus belle de ses créatures. Je le remerciais tous les jours du plus profond de mon âme... et il me réservait une félicité plus grande encore... 11 m’envoya une tille... J’ai une fille, Léopoldine... Ma petite Marie m’à seule appris tout ce que le cœur d’un homme peut contenir de tendresse... Voussavez si je chéris ma mère... J’adore ma femme... Eh bien... ce que j’éprouve pour Marie... oh! tenez... je ne peux pas le définir... (S’arrêtant.) Si, je le peux... J’aime Marie... ( allant à Thérèse) comme vous m’aimez, ma mère... Aussi, quand le soir, après une rude journée de travail, je viens m’asseoir au foyer, près de